La maison de Milly

16 avril 2014

Écriture: «Où, Quand, comment et avec qui?»

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Mon coin à moi

(Un texte de Paule Daveluy, tiré d'un ancien numéro de littérature jeunesse québécois)

LURELU

Une chronique animé par Daniel Sernine

J'ai toujours gardé ce joli texte de celle qui fut une pionnière en littérature jeunesse au Québec.  De plus, elle a traduit tous les romans jeunesse 'Emilie de la Nouvelle Lune' de Lucy Maud Montgomery.

Ce matin, j'ai eu envie de partagé avec vous cette part de quotidien!  J'ai souvent imaginé ce joli coin de table. 

Il se trouve que le célèbre peintre Carl Larsson illustre bien notre pays nordique et nos grandes tables.  J'ai choisi cette superbe reproduction pour accompagner le coin de Paule Daveluy raconté dans ce court texte d'atomosphère. 

 

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«Sous la lampe Tiffany, dont je suis, un jour, tombée follement amoureuse parce qu'elle reproduit le ciel, les arbres, la plage et la mer, s'étend la table de la salle à manger attenante à une petite serre, où je m'installe, tous les matins, pour travailler (et qu'il faut débarasser de son fatras chaque fois que "la visite" reste à souper).  Un coin de bureau que nous partageons, mon mari et moi, m'appartient, avec ses appareils de téléphone et sa machine à écrire, et mon pupitre y croule lui aussi sous les papiers, mais c'est cette grande surface ouverte sur le jardin qui me ramène, jour après jour, à mon stylo et à mon papier à lettres, parce que je préfère maintenant écrire à la main plutôt qu'a la machine.

Qu'y a-t-il, sur cette table, qui trahisse son utilisatrice?  Un appareil de radio, bloqué au poste FM de Radio-Canada, et des cassettes, empilées sur le vaisselier:  mostly Mozart et Bach, mais aussi Duteil, Jessye Norman, Kashtin, et une sonatine de Sibelius que j'aime particulièrement.

Et encore? Papiers, crayons, une plante (pour la beauté), une bougie (pour les pannes), des livres, empilés à la 'va-comme-je-te-pousse' (pour lecture subséquente).  Un canevas petit-point.  Eh oui! Ma détente du soir, à la télé.

Restent, sur la table, un colis, prêt à poster avec sa charge de mots... (le courrier, le facteur, «des lettres pour moi?» - le miel de la journée)... et deux enveloppes de photos:  mon autre passion.  Les images complètent les mots et disent souvent plus qu'eux.  Je fais agrandir mes meilleurs négatifs et je placarde «la brume sur le vieux Portland», «le photographe photographié», «mes magnifiques petits-enfants», partout dans la maison.  Parce que ces intantannés reproduisent la vie. 

J'aurais voulu, c'est évident, être une artiste.  J'essaie de traduire le réel de toutes les manières à ma portée: mots, points, images,

Pour laisser, sans doute, ma trace, quand je serai morte.»

* * *

Visiblement ce texte fut publié dans les années '80.  Je n'ai pas la date exacte du numéro, j'en avais gardé seulement qu'une photocopie.  Mais, les objets nommés ici et là en témoignent!

J'invite ceux et celles qui aiment écrire ou publie déjà de venir si le coeur vous en dit, nous raconter votre coin! 

Je pense déjà à Jeanne d'Arc, Nicole, L'Or rouge, Fondant, Mlle Opaline ... Que ce soit ici, ou sur votre blog, c'est toujours passionnant de connaître ces lieux d'écriture! :)

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(1919 - 2004)

Informations sur Wikipédia

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14 avril 2014

Liebster Award 2014

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Merci à Fondant  pour m'avoir décerné ce Liebster award! :)

C'est la première fois que je me joins à ce petit jeu de questions/réponses.

Alors j'y vais!

 

  1. Ton cadre préféré (géographique et historique) en littérature ?

 

Mes romans favoris se passent idéalement dans une campagne anglaise et à notre époque.  Par contre j’aime bien les romans historiques classés dans la littérature jeunesse.

 

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ici par exemple...

 
2. Un thème qui t'émeut à coup sûr (dans les livres ou au cinéma) ?

 Les histoires d’orphelines...et d’amitié...

 

 

3. Dans ta bibliothèque, de quelle couleur sont la majorité des ouvrages ? Une petite photo à l'appui si tu en as envie.

  C’est plutôt pastel, mais je crois que le crème et le rose dominent. Je suis en plein réaménagement de mes livres. Donc, pas vraiment de belles photos à prendre.  Par contre je peux vous dire que mes livres sont fugueurs.  Ils se retrouvent souvent empilés sur des petites tables d'appoints.  J'aime bien! :)

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 Ça c'est celle que je tiens la plus près de moi. Elle contient des nouveautés ou des livres chouchous.  Il y a comme une sorte de rotation.  J'ai une autre armoire remplie...

 


4. Toujours dans ta bibliothèque, quel est le livre que tu possèdes depuis le plus longtemps ?

 

 Les Caprices de Gisèle de La comtesse de Ségur.  C’est une nouvelle édition, mais en terme de mes premières lectures de roman, c’est celui-là.

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5. Tu aimes lire en croquant dans... / en picorant des... / en sirotant...

      Rien du tout...

 

 

6.Pour bouquiner, plutôt balancelle dans le parc ou transat au bord de la piscine ?

 

  Dans la balancelle ou dans mon fauteuil.

 

 

 
7. T'arrive-t-il de lire dans le bain ?
(en ce qui me concerne, je pensais ne pas y arriver mais en fait si, et ça me plaît bôôôcoup ^_^)

 

       Jamais

 

      8. Ton marque-page préféré ?Là encore, un petit cliché si tu le souhaites.

 

       J'en aime plusieurs, par contre j'en ai un particulier, peint à l'aquarelle qu'une copinaute m'avait envoyé. :)  Un autre qui me vient de ma nièce.  Illustré par Marjolaine Bastin, et d'autres que je me suis offert.  Bien sûr, il y a tous ceux qui me viennent de d'autres copinautes. Il arrive aussi que j'utilise des cartes postales ou des lettres fraîchement reçues.  Ça réchauffe le livre et ajoute une présence à la lecture. :)  Je mets une photo d'un style de signet que j'aime beaucoup.. Encore Emmanuelle Collin qui revient! :)

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      9. Une photo (ou un photo-montage) de la librairie de tes rêves.

 

        Sans hésiter, c’est "Shop Around the corner".. Elle me fait tellement rêvé cette librairie!

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      10. Parmi les héros-héroïnes de séries télé / films qui écrivent, qui préfères-tu ?

 

            Beatrix Potter

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      11. Ecrire un livre ? Oui mais...

 

         Je préfère écrire mon journal, des  petits contes..ou des nouvelles.  De petits textes...en tout cas! :)

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Vu que je connais les même blogueuses que Fondant, qui ont tous reçue le prix. Alors j'arrête ici! :)  

Merci encore Fondant pour ce 'prix'! :)

Mais je vais quand même ajouter une petite question que vous pouvez répondre ici...

Quel est le titre du dernier livre que vous avez acheté?

* * *

 

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13 avril 2014

Une enquête de Milly sur les coutumes de Pâques.

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Durant les dernières semaines, au Courrier des enfants, nous avons coloré beaucoup de dessins illustrants les fêtes de Pâques.  Un après-midi ou ma copine et moi étions en train d'appliquer de la colle brillante sur les lapins et poulettes, elle m'apprit que selon les régions d'Europe, ce sont des cloches avec des ailes qui distribuaient les oeufs de Pâques.  (Justement, elle était en train de poser des brillants sur ce genre de dessin) pour d'autres régions, ce sont les poules et les lapins. 

 

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Ici au Québec, ce sont les lapins qui viennent livrer les 'oeufs de Pâques'.  Quelques poules aussi. Mais les Cloches!!! je n'en avais jamais entendu parler??? 

Quels sont les coutumes de Pâques selon votre région?

Pour l'occasion voici de magnifiques autocollants...

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J'ai présenté quelques autocollants, mais

si vous voulez en voir d'autre c'est par ici!

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12 avril 2014

Le petit Larousse des Secrets & Astuces de grands-mères...

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Larousse 2013

351 pages

La bible de plus de 800 trucs et astuces

* * *

«Nos grands-mères ne manquaient jamais d'idées astucieuses pour régler les petits soucis du quotidien à base de produits naturels et bon marché. 

Grâce à ce guide abondamment illusré, découvrez les multiples recettes de ce savoir-faire ancestral, faciles à réaliser et dont l'efficacité n'est plus à prouver.

*Les 16 produits indipensables:  Agar-agar, ail, argile, bicarbonate de soude, chlorure de magnésieum, citron, eaux florales, huile d'olive, huiles essentielles, huiles végétales, lavande, levure de bière, lune, miel, ortie et vinaigre.

Pourquoi et comment les utiliser, où les trouver et comment les conserver.

*

* Plus de 800 trucs et astuces pour venir à bout des désagréments du quotidien regroupés par grands somaines de la vie pratique:

Santé:  ampoules, brûlure, fatigue, insomnies, piqûre d'insecte, rhume, stress...

Beauté:  acné, cellulite, cernes, cheveux gras, cheveux secs, pellicules, rides...

Maison:  calcaire, graisses, humidité, lessive, moisissures, odeurs, taches...

Cuisine:  confitures, conserves, fruits et légumes, pâtisseries, sauces...

Jardin:  bouture, désherbage, maladies, purins et décoctions, semis...

*

Commentaire:  De tous les livres de ce genre, c'est je pense, le plus complet que j'ai feuilleter et le plus simple d'utilisation aussi.  Vraiment, j'ai noté quelques trucs intéressants surtout au niveau du nettoyage dans la maison.  Déjà, j'utilise beaucoup le bicarbonate, qui est un excellent dégraisseur et qui laisse une odeur de propreté et de fraîcheur.  Le vinaigre aussi... il sait tout faire celui-là! :)  

Un autre beau livre de Larousse au coeur de la maison. 

Les photos sont magnifiques.  Des 'murmuring cottage' rassembées dans un livre.  J'aurais tellement voulu vous montrez quelques pages mais impossible de trouver des photos.  Par contre, celles qui apparaîssent sur la couverture donnent une bonne idée de la qualité des photos. Un livre qui offre une belle présentation visuelle et juste ce qu'il faut d'informations. 

J'aime beaucoup feuilleter ces livres domestiques.  Est-ce de la nostalgie? Qu'importe, ils me donnent parfois le petit coup de pouce ou de pied pour affronter les devoirs du quotidien. Parfois, ça fonctionne! :)  Un livre 'stimulant'!

 

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11 avril 2014

Un bal chez les fleurs - partie 3 et fin!

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Poète - Le champignon se dresse.  Il veut venger la reine; il crie son dégoût aux irrespectueux intrus, clic! On lui coupe le tronc et on l'enfourne avec les autres dans le sac.  Les derniers seigneurs relèvent une tête fière. Clic! Dans le sac eux aussi.  Et les voilà partis!

   Alors moi, je n'ai plus rien à faire ici que de quitter la place à mon tour.   Je me demande si ces hommes comprennent le langage des fleurs.

* * *

Reine - Mes amis, mes sujets, mes très chers.  Je cache depuis quelques jours un secret à mon peuple, un tourment, une détresse.  Pour l'oublier, j'ai commandé le bal mais le bal ne l'a pas dissipé.  Publiquement j'ai une confession à faire.  Il y a cinq jours, j'ai blessé au doigt un enfant humain, un petit qui jouait au parterre des Pousse-Bleues.  Il s'est approché trop près, je l'ai piqué.  La piqûre  a dégénéré en blessure où s'est infiltré le poison:  la gangrène.  Un de mes messagers, un papillon rouge, qui voyageait des fenêtres de l'enfant à ma demeure royal, m'apportait les nouvelles.  Hier, il m'apprenait qu'on devait couper le doigt à l'enfant.  Voyez ici, cette épine et le sang humain dessus.  Je dis adieu à mon royaume, l'on va me détruire moi et ma race, mais je déclare...

Champignon - Majesté, reine, gracieuse dame...permettez-moi...

Reine - Qui est-ce?

Champignon - Je suis un champignon qui demande à votre majesté une faveur extraordinaire.

Pissenlit - Arrière, fou!

Reine - Laissez-le parler.  Laquelle, champignon?

Champignon - Qu'on prenne ma vie qui ne vaut rien à la place de celle de votre majesté!

Reine - Tu m'émeus! Je te rends grâce, champignon.  C'est toujours la même histoire: dans les bonheurs ne sont présents que ceux qui sont connus, dans les malheurs surgissent les inconnus.     Je te remercie champignon.  Garde ta vie. Me faire un tel présent, dis-moi, pourquoi?

Champignon - S'il fallait que les roses disparaissent des jardins, pensez donc... tandis que la disparition de ma race ne ferait pas un grand vide.  Si ces messieurs du laboratoire comprennent le langage des fleurs, qu'ils me prennent à votre place et vous allez voir un petit champignon heureux...

Pissenlit - Il n'a qu'à offrir que de la pourriture!

Champignon - C'est vrai.  Mais je l'offre, mais je la donne.  Qui dit que la pourriture ne vaut rien? Qui peut dire que ce n'est pas elle qui sauvera le monde?  Prenez-moi.  Collez-moi sur la blessure de l'enfant, je vous le dis. Vous verrez des choses qui vous dépasseront.

Poète - Le savant du laboratoire comprenait le langage des fleurs.  Touché par ce discours du champignon, il l'écouta, il prit sa vie et vous savez la suite.  L'enfant fut guéri presque miraculeusement.  Vous savez comment aujourd'hui a nom cet obscur citoyen du parterre des Pousse-Bleues.  Vous savez que dans des voûtes hermétiques, on conserve de par le monde le champignon sauveur.  Inutile d'ajouter que la reine fut remise en liberté et tous les citoyens du parterre des Pousse-Bleues.  Le soleil plane de nouveau sur les plantes qui ont retrouvé paix et amour, mais depuis cette histoire, on dit que les roses noires ferment leurs corolles plus à bonne heure que les autres, en signe de respect à la mémoire du champignon.

Violette - C'est ici qu'il habitait, le petit champignon.

Pissenlit - Lui? Entre nous, c'était un exalté.

Violette - Comment oses-tu dire? Il nous a sauvé la vie à tous!

Pissenlit - C'était quand même un exalté!

Violette - Avoue que nous n'avons pas son génie.

Poète - Une morale de cette histoire circule maintenant chez les plantes.  N'importe quelle herbe à la puce ou chiendent sans éducation peut vous l'interpréter:  Il ne faut jamais dire de quelqu'un qu'il ne vaut rien, puisque même la pourriture sert à sauver le monde!

FIN

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Un mot sur ce livre ici

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10 avril 2014

Un bal chez les fleurs - partie 2

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Champignon - Deux heures de l'après-midi.  Allô.  Vous me reconnaissez?  Je suis le champignon que le pissenlit a insulté ce matin.  N'ayez pas de sympathie pour  moi:  je suis habitué, c'est dans l'ordre des choses.  Quoi de neuf au parterre des Pousses-Bleues?  Pas grand'chose, sinon que la journée parait bien longue à tous.  Je ne sais si vous les entendez, mais les musiciens-insectes, les poètes à élytres, les sauterelles-violons sont à répéter leur musique dans le creux des cailloux; là-bas, où il y a de l'écho.  On se prépare pour le bal.  D'ici, du bord de ma clôture, je verrai très bien le spectacle. 

   Je ne suis pas sous la juridiction de la reine, hélas, mais tout ce qu'elle décide m'intéresse follement.  Le vent passe dans mon large chapeau, je me balance, je suis ravi, bouleversé par ce que je vais voir ce soir.  Non que je danserai.  Oh non.  Pas moi.  Je ne suis pas une fleur et deuxièmement, je ne sais rien des compliments de la cour.  Jamais je n'aurais l'audace d'enlacer une danseuse, fût-elle une simple marguerite du peuple.  Mais quoi, moi champignon, j'adore les fêtes, les couleurs et il faut bien le dire pour l'intelligence de ce conte, quitte même à scandaliser ces dames d'honneur et à faire sourire les prétendants empanachés, approchez-vous:  je suis amoureux.  D'une champignonne comme moi?  Non pas.  De quelque brin d'oseille ou d'une gaillarde petite rapace?  Encore non.  Je le dis sur le fin bord de mon âme parce qu'il le faut bien :  je suis amoureux de celle qu'il ne faut pas: de la reine.

Violette - Pissenlit, crois-tu que la reine va danser?

Pissenlit - Qu'est-ce que ça me fait?  Moi, je danserai, mais j'aurais l'oeil ouvert.

            Encore là champignon?

Champignon -  Oui monsieur, encore ici.

Pissenlit      -   Vas-tu danser ce soir?

Champignon -   Non monsieur, je ne suis pas une fleur.

Pissenlit      -   Je suis de ton avis, rapace!

Violette      -    Laisse-le.  Attache mon collier, veux-tu?

Pissenlit      -   Dormons un peu si nous voulons êtres belles.

Champignon -   Pourquoi suis-je amoureux d'une reine?  Il ne faut pas être amoureux des reines...

* * *

Poète -  Sept heures, mesdames et messieurs.  Maintenant le soir vient.  D'abord à ras le sol presque chez les racines, puis sur les tiges.  Voilà qu'il fait brun chez les toutes petites pousses qui dorment déjà.  Le soleil, témoin tout le jour de la préparation de la fête, colle des rayons mauves au ventre de plusieurs petits nuages tout ronds et, discrètement, bascule derrière la montagne.  Je crois que c'est le signal.  Je ne me suis pas trompé. Mouches à feu apparaissent.  Un gros quatre-saisons fait signe aux sauterelles de nuit.  Mesdames, messieurs, le bal commence...

   Spectacle merveilleux!  Bégonias et tulipes s'enlacent tendrement.  Chiffons bleus et mantes rouges, jabots verts, corolles blanches se mettent doucement à valser, innondant de révérences sa gracieuse majesté qui se tient au milieu, entourée de jonquilles.  Spectacle ravissant! Le bal est commencé...entendez la musique ...

* * *

Champignon - C'est encore moi, le champignon.  Haussé sur mon petit nid bot, un brin de muguet sur mon chapeau de travers et les épaules à la brise, je rythme la musique des fleurs.  C'est merveilleux! Lis, lilas, orchidées, bégonias et même une famille de pieds-de-veau sont à la fête au crépuscule.  En haut des branches, j'aperçois plusieurs oiseaux qui se délectent  l'oeil devant ces ravissantes couleurs.  Ils ont raison.  Si j'étais un oiseau, j'en ferais autant.  E moi, je rêve en extase à quelques pas de ma reine.  Ce qu'elle est belle ce soir... Ni les feuilles savantes, ni les tiges subtiles, ni les philosophes perce-neige, personne ne sait que je donnerais ma vie pour elle!

Poète - Le bal bat son plein.  La reine va danser tout à l'heure.  De vieux ambassadeurs à collet doré, donnent le bras aux duchesses pour un tour de menuet.  Je vois deux ministres géraniums près de la rangée de lis; ils parlent certainement d'améliorer le domaine.  La nuit sera claire, tout est splendide.  Les gouttes d'eau au sommet de la fontaine, là-bas, ressemblent à des guêpes bondissantes.  Combien de petites frimousses, ce soir, reçoivent, émues, les premières confidences de galants faiseurs de sonnets!  Le bal triomphe.  Le peuple s'amuse.  La reine semble n'avoir jamais eu de chagrin.

Champignon - Excusez-moi monsieur...

Poète  -   Nous allons maintenant

Champignon - Vous vous trompez.  Permettez?  Qui vient là par la gauche? 

Poète  -  Comment? Qui ose?

Champignon -  Des pas. Un mulot? Un lapin? Quelque  brute de chèvre écervelée? Non.

Poète  -  Qui vient là.

Champignon - Deux hommes. Mais c'est défendu.

Poète  -   Qui sont-ils?

Champignon - Je ramène mon chapeau sur mes cils et je suis de l'oeil les maraudeurs.  Les deux hommes s'avancent.

Poète  -    Que veulent-ils?

Champignon - Le plus petit tient un sac sous le bras.  L'autre est armé d'un instrument plus terrible qu'un fusil.

Poète -      Un sécateur!

Champignon - Un sécateur! Non! Arrêtez! Sauvez-vous messieurs! Ici la cour s'amuse, c'est le soir de la reine! Ils m'ont enjambé grossièrement.  Les voilà qui envahissent le parquet royal.

Poète -       Que se passe-t-il? La musique cesse.  Deux hommes, mesdames, messieurs, deux intrus viennent saccager le décor.  Ces pauvres hommes, pourquoi ne peuvent-ils pas rester chez eux plus souvent?  La scène change.  De charmante et gracieuse qu'elle était, la voilà tendue, difficile.

Champignon - On fuit.

Poète -        Ceux qui peuvent fuir comme les musiciens, fuient.  Mais les fleurs ne peuvent pas, malgré leurs ailes.

Champignon - Que va-t-il se passer?  Arrêtez!  Sacrilège! Vous êtes assez loin, messieurs.

Poète -        Grand tumulte dans la cour royale.  Seigneurs bégonias, épines hérissées, couvrent leur dame.  Les roses sortent leur piquants; les herbes à la scie, leur scie; les autres, leurs échardes et c'est l'attente.  Une fière rangée de jeunes glaïeuls, piques en avant, protègent la reine. 

   Le bal allait trop bien.  Trop vite nous nous sommes réjouis.  Le sécateur est penché dans l'herbe.  Clic! Il a osé!

Champignon - Qui est-ce?

Poète - On a coupé un morning glory.

Champignon - Incroyable! La guerre?

Poète - On saisit la reine au collet et clic! Dans le sac ainsi que cinq grands lis qui gardaient le peuple!

Champignon - Je vengerai la reine! Je vengerai la reine! Arrêtez!

* * *

à suivre...

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08 avril 2014

Un bal chez les fleurs - partie 1

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Une fable écrite par Félix Leclerc

1948

tiré de son livre "Dialogues d'hommes et de bêtes"

publié chez Bibliothèque Québécoise

***

Violette-   Eh! Pissenlit, quoi de neuf chez la reine?

Pissenlit -  Plus bas, folle! Les fleurs sont surveillées.

Violette -   Nous aussi?

Pissenlit -   Toutes.

Violette -   As-tu pu savoir?

Pissenlit -   Non. Personne ne sait rien.  Les glaïeuls montent la garde.

Violette -   Chez elle?

Pissenlit -   Partout.  On craint un enlèvement.  La reine est soupçonnée.

Violette -   Elle?  C'est affreux!

Pissenlit -  C'est justice.  Qu'elle paie, si elle est coupable.

Violette -   Que dit le peuple?

Pissenlit -   Il attend comme vous.  Les jeunes pousses font des calembours, les plus vieilles s'inquiètent.

Violette -   Comment tout cela va-t-il tourner?

Pissenlit -   Une rumeur court même chez les marguerittes...

Violette -   Une rumeur?  Tu m'affoles!

Pissenlit -  Il paraît...enfin...le bruit court...

Violette -  Dis vite.  Quoi?  Personne n'écoute.

Pissenlit -  Penche-toi.

Violette -  Là.  Ensuite?

Pissenlit -  Qu'il y aurait du sang dans cette affaire.

Violette -  Ah! Tragédie!

Pissenlit -  La reine en est bien capable.

Violette -   Pauvre majesté!

Pissenlit -  Chut!

* * *

Champignon -  Holà! Assez!

Violette       -  Surpris?

Pissenlit       -  Qui est-ce?

Champignon  -  Moi.  J'ai tout entendu.

Pissenlit       -  C'est toi?

      C'est personne, c'est le champignon.

Champignon   -  Mauvais sujet, tu calomnie ta reine.  C'est mal, c'est laid et révoltant!

Pissenlit        -  Un peu plus bas, toi, pied bot et un peu de respect! Depuis quand un vulgaire champignon s'adresse-t-il aux fleurs?

Champignon   -  Tu n'en es pas une.

Pissenlit        -  La loi, tu la connais?  Des excuses, enfariné poison! Ou j'appelle.

Champignon   -  Qui?

Pissenlit        -  Jardinier, jardinier...

Champignon   -  Alors? 

Pissenlit        -  J'arriverai jusqu'à toi par les racines et je t'étoufferai, pourriture!

Champignon   -  Je suis une pourriture.  Après?

Pissenlit        -  Bonsoir.  Cale ton chapeau.  La paix!

* * *

Poète -  Mesdames, messieurs, vous êtes ici au parterre des Pousses-Bleues où il se passe des choses très bizarres.  Depuis plusieurs matins, Rose-Noire, la toute distinguée et très gracieuse reine du parterre des Pousses-Bleues, souffre d'un mal étrange qui menace de se propager chez les plantes.

   Lasse, nerveuse, elle n'ouvre sa porte à personne, elle refuse lumière, rosée, abeilles, tout.  Grand est l'émoi chez les citoyens enracinés.  On l'accuse de droite et de gauche comme vous avez pu le constater.  Par contre les «baisseurs», les lis sont immobiles, de vieilles petites pensées réflécissent, et les tendrs giroflées ont l'ordre de prier tout le long du jour comme font les capucines.  Quel est ce tourment qui afflige la reine?

   C'est le matin.  Toute la nuit dernière, le cabinet a siégé d'urgence, à corolles closes.  Seigneurs quatre-temps, ducs Orchidées, géraniums conseillers royaux n'en finissent pas de délibérer.  On veut trouver un chasse-peine à sa majesté souffrante.

   Mais voici apparaître du haut du balcon royal, le grand chambellan, seigneur églantier, qui veut parler.  Il va parler.  Les fleurs tendent leur tige de son côté.

Églantier - Citoyens du parterre des Pousses-Bleues, ne vous alarmez plus!  La reine va mieux.  J'ai une grande nouvelle à vous communiquer.  Pour détruire tout soupçons de détresse et toute fausse rumeur, sa majesté royale est heureuse d'annoncer à son peuple qu'elle le gratifie, ce soir, d'un bal, où elle sera vue de tous.  Voici l'ordre du jour:  papillons d'or et coccinelles, vous êtes priés de sortir et de répandre par tout le pas la nouvelle du bal extraordinaire qui aura lieu ce soir au couchant.  Tel est notre bon désir.  Réjouissez-vous.  Le soleil est levé. 

Poète - En effet, l'églantier est obéi.  Je vois, mesdames, messieurs, sortir de dessous le trèfle dix papillons d'or, précédés de vint-cinq coccinelles jeunes filles et de mille grillons joyeux, s'élever dans les airs, frôler les toits de velours et semer la bonne nouvelles au-dessus du peuple qui applaudit.  Les hérauts de sa majesté ont franchi la butte et les voilà qui s'engagent dans le versant: on les dirait à cheval sur des flocons de brumes.  Ils sont disparus.  La foule des fleurs s'agite.  Si je me retourne à droite, j'aperçois près de la fontaine, les roses d'honneur, les primevères et toutes les jeunesse du pays, s'ouvrir au soleil! pour se faire sécher.  J'imagine que les pois de senteur et les mignonettes seront très en demande aujourd'hui, pour parfumer duchesses campanules, jacynthes à clochettes et toutes les coquettes de la cour.  L'inoubliable jour des craintives petites débutantes est arrivés.  Ce soir, mesdames, messieurs, un bal chez les fleurs...

* * *

À suivre...

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«Écrits d'abord pour être lus à la radio, les récits de ce recueuil ont été publiés pour la première fois en 1949.  Félix Leclerc avait alors déjà connu le succès avec Adagio, Allegro et Adante. Ces Dialogues faisaient plus que confirmer son extraordinaire talent de conteur, ils révélaient un visionnaire dont les préoccupations n'ont fait que gagner en actualité au fil des années.»

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05 avril 2014

Frankenstein

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Mary Shelley

Adaptation libre et illustrations

Fabrice Boulanger

Les éditions de la Bagnole

2013

Quatrième de couverture

UN CLASSIQUE DU FANTASTIQUE

«Sais-tu ce que c'est un classique?  C'est une très bonne histoire que tout le monde connaît, un chef-d'oeuvre admiré dans le monde entier!

Sais-tu ce que c'est, un conte fantastique?  C'est un récit étrange, plein de mystère, de créatures bizarres ou de machines étonnantes.

Frankenstein raconte l'histoire d'un inventeur qui bricole un monstre et qui l'abandonne parce qu'il ne l'aime pas.  La créature ainsi délaissée a bien envie de se venger...

Cette histoire a été imaginée par Mary Shelley, une écrivaine anglaise, et a été publiée en 1817! Je l'ai adaptée pour toi afin qu'elle ne soit pas trop effrayante.  Mais crois-moi, l'histoire que tu t'apprêtes à lire risque quand même de te donner la chair de poule.»

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Mon commentaire: Une belle idée que de faire une adaptation allégée du roman de Mary Shelley.  Tout le monde connaît Frankenstein pour l'avoir entrevue ici et là dans un vieux film noir et blanc.  D'autre en connaissent totalement l'histoire complète et ont probablement écouté le film plusieurs fois. 

Dans ma vie, je l'ai vu une fois devant son  musé à 'Lake George'.. Même qu'il donnait la main aux visiteurs intéressés :)  Tout un personnage! 

Tout ça pour vous dire que je ne connais pas vraiment l'histoire de ce monstre célèbre.  À quelques reprises suite à la lecture d'un billet, j'ai eu envie de lire le roman de Mary Shelly, mais je me disais....plus tard. 

En fait, c'est comme un résumé de l'histoire, mais avec les illustrations en bonus!!!

Alors quand j'ai vu ce charmant album aux illustrations merveilleuses, je me suis dit que ça me donnerait une bonne idée de l'affaire!

J'ai adoré.. Quelle fin émouvante et bien bouclée.  Ça m'a beaucoup donné envie de lire le roman cette fois.   Bref, je vous recommande ces jolis albums.  Il y a aussi  "Vingt mille lieux sous les mers" et bientôt suivront "Dracula" et "La machine à explorer le temps". 

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Une belle découverte pour moi d'un illustrateur de talent! J'adore ses petits personnages... En faisant le tour des tous les albums qu'il a illustrés, je vais de trouvailles en trouvailles.  Un énorme travail!  Il illustre pour des écrivains jeunesse aussi. J'ai donc découvert à la fois des titres d'albums intéressants.

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Le réveil de Frankenstein

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Son 'papa' est effrayé!!

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***

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L'auteur

Fabrice Boulanger a toujours voulu trouver la recette pour raconter des histoires.

D'abord en faisant des films, mais c'est vite tombé à l'eau.

Il a récupéré l'eau pleine d'idées et l'a mélangé à de l'aquarelle, cela a donné des images.

Puis il s'est servi de l'eau toute barbouillée pour noter quelques idées, les idées sont devenues des phrases.

Il a mélangé les phrases et les images et le tout a donné des histoires toutes prêtes à être dévorées...

Source

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Source

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03 avril 2014

La légende de Despereaux

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Film d'animation américain-britanique 

tiré du roman de Kate Di Camillo

2008

Réalisé par Sam Fell et Robert Stevenhagen

Il met en vedette Emma Watson et Matthew Broderick

Synopsis

Il était une fois un royaume enchanté, peuplé de gens éternellement heureux, dont le plus grand plaisir était de déguster chaque soir la soupe la plus succulente du monde. Mais un tragique accident enleva un jour la Reine à l'affection de ses sujets, laissant le Roi à jamais inconsolable. Sa fille, la Princesse Petit Pois, se languissait, ainsi que le bon peuple, soudain privé de soupe.

L'espoir renaît lorsque vient au monde une petite souris aux très grandes oreilles : Despereaux Tilling. Celui-ci se distingue par sa bravoure et ses ambitions démesurées. Despereaux rêve grand, très grand au regard de sa taille. Il se voit en chevalier, ferraillant contre d'horribles dragons et sauvant de belles princesses en détresse.

Mais le monde des souris n'est pas porté sur le rêve. Notre héros n'a pas sa place dans cette société craintive, soumise et conformiste. Banni, il échoue dans le monde des rats, où la lumière ne pénètre jamais. Dans cet univers fétide, cruel et malodorant, il fait la connaissance d'un autre marginal : le rat Roscuro, gourmet sophistiqué et grand voyageur. Le rat et la souris deviennent amis jusqu'au jour où Roscuro, repoussé par la fille du Roi, dont il recherchait l'amitié, se ligue avec la servante Mig, qui rêve d'évincer Petit Pois. Enlevée par ce couple malfaisant, la Princesse ne peut compter que sur le courage de Despereaux.

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Mon commentaire:  Dimanche dernier, durant la tempête de neige, j'en ai profité pour écouter ce petit film d'animation que j'avais loué heureusement la veille. Le parfait divertissement durant une journée de grand vent et de giboulée...

J'avais déjà entamé le livre, mais laissé de côté.  J'ai préféré de beaucoup le film.  Une belle aventure de souriceaux, de rats douteux, de douves et de princesse..  Un bon moment! :)  Voici quelques images supplémentaires.

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Despereaux qui va à l'école des souris pour apprendre à craindre les humains.

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Mais Desepereaux veut apprendre à lire et n'a peur de rien.

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La fille du paysan qui rêve de devenir princesse.

Le rat des mers sur son épaule.

*

 

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01 avril 2014

J'aime...

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Les babillards...

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Les crayons et la papetrie

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Les vieilles machines à écrire romantiques

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Cette couverture de livre!

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Et les aventures de la Fée Clochette!

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Feuilleter les livres de secrets de grands-mères, surtout au printemps. :)

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Trouver par pur hasard des feuilles de 'stickers'

Ceux-ci sont magniques. Embossés et illustrants les contes de fées!

...et je les ai trouver :)

PTMtrésorfille

Les illustrations d'Emmanuelle Colin

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Toute la série des "Anne et La Maison aux pignons verts"

aussi en DVD.

et

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Voir poussez mes tulipes et le printemps!

et

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source

Les peluches de Pâques, de préférence, les lapins!

C'est trop mignon!  Mais je les laisse aux petits :)  Je ne fais que les admirer et je remarque tous les types de personnalités qu'on prêtent aux lapins.. Nonchalants, parfois dodus, bébé lapins, lapines coquettes en chapeau de paille, etc... Il y en a vraiment pour tous les goûts!

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30 mars 2014

Les petites enquêtes de Milly

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Avez-vous encore l'âge de manger des tartines?

Après tout, est-ce qu'il y a un âge pour en manger?

Je ne pense pas!

Je ne voudrais pas faire de publicité, mais, ma favorite du commerce est la confiture Bonne-Maman...un classique! Bien sûr les recettes maison égalent un goût d'enfance.

D'abord, juste le mot a une résonnace si ... exquise! UNE TARTINE.. Ça pourrait même servir de prénom pour une grosse chatte! :)

Pour moi, la tartine représente un goûter simple, mais qui a toutes les qualités. Un goûter réconfortant, amical, rassembleur ou solitaire.  Quel enfant a pu résister devant une tartine?  La tartine constitue sûrement ses premiers balbutiements en cuisine.  De toute beauté: observer un enfant en train de tartiner en y mettant tout son coeur et toute son âme et parfois tout le pot! ... Oups!! :)

Un geste qui a traversé les siècles.  Un goûter vieux comme le monde!  Je serais curieuse de connaître l'âge de la tartine.

Alors quelle est votre saveur préférée si vous aimez les tartines?  La vôtre ou celle de vos enfants? 

 

Fraises, marmelades, beurre de noisettes? Salée ou sucrée?

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Racontez-moi votre tartine et n'hésitez surtout pas à déposer vos petites recettes favorites dans la boîte du commentaire.  On n'en n'a jamais trop et les recettes connues du 'bouche à oreilles' sont les meilleures! :)

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Et si vous mangez vos tartines le matin, j'offre un petit plus en poésie... Un poème qui commence si bien la journée!

 

Si j'avais une fabrique de confiture, je l'imprimerais sur le pot tiens!

Le petit matin

*

Du ciel ou de la mer

Qui a réveillé l'autre?

C'est le petit matin

Qui trotte sur le sable.

*

C'est le petit matin,

Plein de petites pluie

Qui délivre parfums

Et rêves sans nuages.

*

Qui pousse les rideaux

D'un petit doigt de rose,

Effleure les paupières

Comme un très doux jardin.

Gérard Bacholier

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28 mars 2014

Carnets secrets d'un ornithologue

2014carnetsecretTextes:  Robert-Daniel Etchécopar (1905 - 1990)

et Frédéric Jiguet

Aquarelles:  Paul Barruel (1901 - 1982)

Publié chez La Librairie LAROUSSE

2013

255 pages

 

...L'AURIPARE VERDIN (Sur la couverture) nid piquant à l'extérieur et douillet à l'intérieur!

Quatrième de couverture

Cet album magnifiquement illustré de 125 aquarelles inédites propose à tous les amateurs d'ornithologie un voyage au pays des mésanges, fauvettes, pouillots...du monde entier, dont ils découvriront l'infinie variété.

En filigrane, le livre retrace la vie hors norme d'un ornithologue passionné, Robert-Daniel Etchécopar, qui fit le tour du globe à la recherche de spécimens, à une époque où le GPS, Internet et les recherches ADN n'étaient pas encore à la disposition des chercheurs.

Robert-Daniel_Etchécopar_(1905-1990)

*Laissez-vous porter par la beauté des oiseaux, la précision du pinceau de l'artiste et de ses dessins, commentés et enrichis de textes originaux et d'archives personnelles.  Tous les oiseaux présentés (et particulièrement l'inventaire des mésanges du monde) font l'objet d'une fiche d'observation de terrain, complétée à la lueur des découvertes récentes.

* Découvrez les secrets du «métier» d'ornithologue, les voyages à travers le monde, l'observation patiente des oiseaux, la naissance d'une véritable ornithologie scientifique moderne, mais aussi l'envers du décor du Muséum national d'histoire naturelle...

D'hier à aujourd'hui, la passion des oiseaux!

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Mon commentaire:  Inutile d'en rajouter au contenu du résumé! Je tiens quand même à souligner que ce livre est une merveille.  La présentation de la mise en page, les aquarelles ... C'est pour mon goût personnel, le plus beau livre sur les oiseaux que j'ai regardé. Je ne suis pas une passionnée des oiseaux, mais une admiratrice de ces peintres naturalistes curieux et patients qui obtiennent et nous présentent des résultats aussi près de la réalité!... D'ailleurs, de tous les Musés que j'ai visités, c'est sans conteste celui d'histoire naturelle que j'ai préféré.  Mais une journée, ce n'est pas assez, il faut y retourner encore et encore!  C'est magnifique.  J'aime bien les jardins botaniques aussi.  On y est juste....bien!  

Le simple geste de tourner les pages de ce livre, qui est un pur bonheur en soi, offre un merveilleux voyage dans le monde des mésanges, fauvettes et cie... En voici des photos..

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La mésange charbonnière

*

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***

 

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LA MÉSANGE À AILES BLANCHES

*

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*

On ne peut qu'apprécier.  Surtout si on aime observer ou simplement s'intéresser de près ou de loin aux oiseaux et à l'aquarelle! 

On peut aussi découvrir d'autres oeuvres de ces deux passionnés sur Internet...

BONNE NATURE! :)

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26 mars 2014

Les ailes de l'ange

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Jenny Wingfield

Chez 10/18 - paru en juin 2013 RT1CAB1DNYDCAO93O72CAHOEMFVCAQ7LRR0CAMGZ3XZCABDKIDUCAC0Y8NWCAPKSLL3CANNEYWJCAZDWX9GCA2Z0QZWCA3D6QGWCAM801JFCAM5GQ1CCAPLOLP5CA7BWVGJCA8BU6S0CAZ7MTJ2

Littérature américaine

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424 pages

"Swan, fillette espiègle et malicieuse, a onze ans. Garçon manqué, elle déteste les jupes et adore jouer à la guerre avec ses frères. Depuis que leur père, prédicateur a perdu sa congrégation, la famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses, dans une maison qui fait également office d'épicerie et de bar.

Chez les Moses, famille joyeusement bruyante où l'on surmonte grandes déceptions et petites tragédies par un coeur bon et une âme généreuse, tout le monde n'éprouve que du mépris pour le voisin, Ras Ballanger.
Sadique, mesquin et violent, il élève ses chevaux comme il régente sa famille : avec une cruauté inouïe. Quand le petit Blade Ballanger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse. Face au renoncement des adultes, Swan se donne alors une mission : protéger Blade, envers et contre tous. Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes ?"

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Mon commentaire: Encore un coup de coeur! et je pense que ce sera mon coup de coeur de l'année, tellement j'ai été captivée par cette histoire troublante parce que si près d'une malheureuse réalité pour certains enfants.  Par contre l'auteur n'a pas misé sur le sensationnalisme, mais plutôt sur tous les comportements humains en y incluant les trois enfants Lake qui sont témoins des sévices que vit Blade Ballenger.   Un suspense psychologique de 13 à 99 ans, gars ou fille, homme ou femme...  Ça ferait  un superbe scénario de film. 

Jenny Wingfield nous amène avec elle sur une ferme de l'Arkansas des années '50.  Si vous aimez suivre les jeux des enfants de cette époque, les fermes, les chevaux, la nature et le suspense, vous serez ravis. 

Le début est un peu lent, mais il faut le temps de nous présenter tous ces personnages.  Or, à partir de la rencontre de Swann et Blade, page 81 (extrait ICI) plus on avance dans le roman, plus c'est difficile de refermer ce livre.  Si vous êtes une personne empathique, vous êtes prisonnière! :)

Jenny Wingfield est-elle une excellente conteuse ou une sacrée magicienne?  Je ne saurais le dire tellement je trouve la construction de son roman astucieuse et extraordinaire.

Elle nous permets d'accompagner tous les personnages dans ce qu'ils sont au plus profond d'eux-mêmes. Qu'ils soient bons, véreux, enfants ou satanique, nous sommes témoins des états d'âmes de chacun d'entres-eux.  

Comme lecteur, elle nous informe de ce que chaque personnage sait ou ne sait pas.  Elle réussit ce tour de force à nous cacher une toute petite part de la situation à mesure qu'on avance dans le livre. 

Entre  deux chapitres troublants, oups! on se retrouve dans la cuisine de Willadee ou dans l'épicerie de Grand-maman Callas,la mère de Toy ou avec Toy lui-même, le frère de Willadee au bord du ruisseau à l'aube d'un matin d'automne*.  L'auteure nous avertit qu'un danger potentiel pour l'un ou l'autre plane.. mais quoi?... Il nous faut attendre 2 chapitre plus loin mais en attendant la vie continue.  C'est un peu le duel du bien et du mal à travers le quotidien d'une famille et toute une petite communauté.   

Un merveilleux roman! comme il en passe quelque fois dans la vie d'un lecteur! :)

Un autre avis chez Mya's Books

*Un bel extrait de Toy et le matin d'automne... 

«L'espace d'un instant, il se tint sur le seuil, respirant l'air qui fleurait la terre humide et l'automne, et se demanda pourquoi les gens possédaient des maisons.    Lui, par exemple, se passerait volontiers de murs et le fait de ne pas en avoir autour de lui à cette seconde le remplissait d'un tel bonheur qu'il en tremblait intérieurement.

(Entre ces deux paragraphes il se trame quelque chose...une intention de l'homme-serpent et deux chasseur qui sont dans le coin)

on continue le moment béni de Toy..

Toy Moses prit vers le sud, sans longer le ruisseau, mais sans le perdre de vue pour autant.  Avant le lever du soleil, même un familier des lieux pouvait se perdre dans ces bois, s'il ne faisait pas attention de quel côté du cours d'eau il se déplaçait, et quel était l'amont et quel était l'aval.  Il aurait évidemment retrouver son chemin, mais là n'était pas la question.  Ce temps dérobé à la routine, ce temps précieux, il voulait qu'il glisse comme sur du velours, lisse et sans aucne des apérités causées par la frustration.  Il voulait courir sans entraves comme les eaux fraîches du ruisseau. 

À l'heure où l'aurore blanchirait l'horizon, ce qui ne saurait tarder, il voulait s'en imprégner, l'absorber, boire la lumière.  Il n'était pas venu ici pour chasser (qui sait pourquoi il avait pris son fusil?), mais pour recevoir le baptême, le seul auquel, personnellement, il croyait.  L'immersion dans le silence et l'onction avec du gris perle.  C'était tout ce qu'il demandait à la vie à cet instant.  De baigner son âme de silence et de gris perle.»

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JWingfield

Un petit mot sur l'auteure

«Jenny Wingfield est journaliste free-lance et scénariste.  Elle a, entre autres, écrit le scénario de Un été en Louisianne, le dernier film de Robert Mulligan. 

The Man in the Moon

Avec Reese Witherspoon

1991

Source

et celui de The Outsider avec Naomi Watts

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2002

Source

Les ailes de l'ange est son premier roman.  Elle vit dans une ferme au Texas entourée de nombreux animaux.

Elle a aussi participé à l'écriture d'un film de Noël que j'aimerais bien voir.

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Un film pour la télévision

2009

A DOG NAMED CHRISTMAS

Source

«Les ailes de l'ange est son premier roman.  Elle vit dans une ferme au Texas entourée de nombreux animaux.»

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24 mars 2014

L'Art des listes

1394675-gfDominique Loreau

Marabout poche

juin 2013

286 pages

Quatrième de couverture: 

«L'auteur propose de réaliser des listes (escapades, rêves les plus fous, choses à emporter en week-end...) pour apprendre à organiser le quotidien, éliminer ce qui peut encombrer la vie spirituelle et intellectuelle, clarifier l'esprit et enrichir la vie intérieure.

Pourquoi faire des listes?  Parce qu'elles permettent d'aborder les faits avec une clarté totale, et de ne pas oublier ses rêves en se laissant envahir par le fourmillement du quotidien. 

Par leur concision, leur simplicité et l'immédiateté de leur approche, les listes sont une voie d'accès directe à l'exploration illimitée de notre vie. 

Choses à faire, de goûts; florilèges, miscellanées, almanachs, compilations, encyclopédies: tout est possible, pour donner vie à ses pensées et enrichir sa vie intérieure.»

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Mon commentaire:  Un petit livre qui m'inspire beaucoup.  Personnellement, j'aime bien faire des listes. J'ai pensé en faire un billet en ce début de printemps.  Saison encline aux grands ménage de toute sorte, même la nature se met au travail!  Que ce soit  dans la maison ou dans notre jardin intérieur, Dominique Loreau nous donne des pistes intéressantes.  Un petit compagnon de vie qui invite à la réflexion ou aux choses pratiques! 

Un extrait que j'aime beaucoup dans la deuxième partie du livre:

Les listes pour apprendre à mieux se connaître

«Chacun de nous aimerait évidemment se connaître, mais nous ne réalisons pas que nous ne voyons de nous que ce que nous voulons bien voir.  Nous distordons ce reflet que nous contemplons dans le miroir pour ressembler à ce que nos désirs , notre entourage, notre rôle dans la société nous imposent.

Étant devenus de purs consommateurs de temps, nous dispersant dans mille et une directions, vivant au jour le jour, nous oublions qui nous sommes dans le tourbillon de la vie.  Alors nous nous sentons vides de l'intérieur, constamment insatisfaits, privés d'une identité personnelle, ne trouvant pas notre présence au monde.

Choisir, se remémorer, révéler le plus profond de soi-même, observer et réarranger des préférences désordonnées à propos de myriades de sujets concernants sa propre vie permettent d'abord de mieux se connaître, puis de se forger une identité autour de laquelle graviter pour pouvoir mieux savoir ce que l'on veut de la vie.»

***

Cet ouvrage est divisé en cinq parties

1.  Listes pour... se simplifier les mécanismes de l'ordinaire.

2.  Listes pour... apprendre à mieux se connaître.

3.  Les listes pour... prendre soin de soi.

4.  Les listes de mes mille et un plaisirs.

5.  Les listes mode d'emploi.

J'en rajoute une sixième :) - Liste de vos lectures! si ce n'est déjà fait...

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21 mars 2014

Un passage de Jenny Wingfield

Ma lecture du moment

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Depuis le temps que je voulais lire ce roman, voilà que je me suis enfin décidée!

«Dans l'Arkansas des années 1950, deux enfants se révoltent contre la cruauté du monde adulte.

Swan, enfant espiègle et malicieuse, a onze ans.  Depuis que son père, prédicateur, a perdu sa congrégation, sa famille s'est installée chez la grand-mère, Calla Moses.

D'une honnêteté inébranlable, les Moses n'éprouvent que du mépris pour leur voisin, Ras Ballenger, un éleveur équestre qui régente sa famille et ses chevaux avec une violence inouie.

Quand le petit Blade Ballenger, sauvagement battu, vient chercher refuge auprès de Swan, une amitié lie immédiatement ces deux êtres en quête de justice, mais aussi de tendresse.  Face au renoncement des adultes, Swann se donne alors une mission:  protéger Blade, enver et contre tous.  Mais pourra-t-elle y parvenir sans se brûler les ailes?»

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Voici le passage qui m'a vraiment accroché au roman... page 81 - chapitre 7

«Le petit chemin zigzaguait en lacets en s'amenuisant jusqu'à n'être pratiquement rien, mais un rien qui continuait à se dévider.  Chaque virage promettait une nouvelle découverte.  Promesse tenues. Un mince arbuste argenté par le clair de lune. Le ballet des étoiles reflété par les eaux turbulentes du ruisseau le long du sentier défoncé.  Rien n'était ordinaire ce soir.  Même les prés où paisaient les vaches et les enclos à moitié effondrés semblaient d'une autre planète.

Et le silence! On aurait dit l'immense calme d'une tempête de neige.  C'était un signe, forcément.  Un signe de bon augure.  Seul un événement heureux là où régnaient habituellement les ténèbres.  Oui, conclut Swan, un heureux présage, offert par une lune-promesse.

Voilà les pensées qui l'absorbaient au moment où elle déboucha du dernier virage devant la Maison.  De dimension modestes, en bois brut terni par le temps, coiffée de tôle.  Les fenêtres étaient éclairées, dorées sur le fond argent de la nuit.  Dans la cour parfaitement entretenue, quelque chose brillait.  Une carrosserie.  Un pick-up.  En dépit de la luminosité, on n'en distinguait pas la couleur.  Mais Swan savait, dans la moelle de ses os.  C'était du rouge.

Elle entendit un bruit mat, comme l'espèce de grognement qui vous échappe quand vous recevez un coup de poing dans le ventre.  Il lui fallut une seconde pour s'apercevoir que c'était elle qui l'avait produit.  Elle ne pouvait plus bouger.  Son coeur s'était arrêté, sûrement.

Mais son cerveau, lui, n'était pas paralysé.  Il filait à cent à l'heure, emballé, imaginant l'inimaginable.  Ce petit homme-vipère (elle pense à Ras Ballenger) était-il caché par là, quelque part, se coulant dans le noir? Et s'il était en train de l'épier à cet instant même?

Elle pivota sur elle-même.  Fuir.  Jambes flageolantes, pieds de plomb.  Courir à perdre haleine en trébuchant sur les ornières du sentier.  Elle sentait la présence de Ballenger, derrière elle, dans son dos - et elle le devinait aussi là-bas, devant.  Aucune direction n'était sûre.  La brise de juin était son haleine chaude.  Le bruissement des feuilles un chuchotement sinistre.  Homme-serpent prononçant SSSwan dans un sifflement.

Swan se considérait comme une personne prête à tout.  Mais pas à ça.  Et pas non plus à ce qui arriva ensuite.

La lune (la grosse menteuse) se glissa derrière un banc de gros nuages.  Et le monde fut plongé dans le noir.  D'un seul coup, Swan ne voyait plus où elle mettait les pieds - elle tomba.  Il n'y avait rien à quoi se raccrocher, rien qui puisse ralentir ou adoucir sa chute.  Elle fit de grands moulinets avec ses bras, mais cela ne servait à rien.

Il lui sembla tomber pendant un éternité.  Ce fut un roulé-boulé.  Quand elle cessa de tomber, elle ne fit pas un mouvement tant elle avait peur de bouger.  La raison pour laquelle elle avait peur de bouger, c'est que sa main touchait quelque chose de doux et de chaud:  une autre main.

Ses yeux étaient fermés, elle prit garde de ne pas les ouvrir.  Terrifiée à l'idée de soulever les paupières et de voir ce qu'il y avait à voir.

-  Alors, t'est morte? demanda une voix.

Ce n'était pas la voix de Ballenger.  Swan crut qu'elle allait mourir de soulagement. Elle ouvrit les yeux, juste un petit peu, pour scruter l'obscurité.  Puis elle les ouvrit plus grand.  Beaucoup plus grand.  Elle se dressa sur son séant.

La personne qui lui parlait...était le petit garçon.  Le petit garçon de Ballenger.  Celui qui s'était pris une torgnole devant le magasin.  Il était assis dans le fossé, vêtu d'un tricot de corps et d'un caleçon déchirés et sales.  Un petit bonhomme tout maigre, les cheveux hérissés sur la tête.  Il la dévisageait avec le plus grand calme.  Swan se ressaisit assez pour cesser de trembler et le dévisager à son tour.

-  Qu'est-ce que tu fais dehors? s'enquit-elle?

-  J'attends.

-  Tu attends quoi?

-  De pouvoir rentrer.

-  Rentrer où?

Le gamin montra du doigt la direction de la maison.

-  Pourquoi tu peux pas rentrer maintenant?

-  Parce que.

-  Tu es trop petit pour rester tout seul dehors la nuit, dit Swan.  Pourquoi tu peux pas rentrer, dis?

Le gamin répondit par un haussement d'épaules. Swann soupira.  Elle devinait trop bien, hélas!

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18 mars 2014

Un passage de Cathy Kelly

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Les Champignons

«Ne sous-estime jamais le pouvoir d'un simple petit champignon! Quand j'étais petite, Agnes et ma mère filaient dès l'aube en été à la recherche des champignons.  Personne n'aurait imaginé d'en faire pousser dans le potager à côté des pommes de terre et des choux.  Ma mère disait que les champignons étaient un cadeau des fées, délicats petits coussins à aiguilles éparpillés dans l'herbe au lever du soleil.  Il fallait être rapide si on ne voulait pas que le bétail les piétine.

Quand elle rentraient avec leur récolte, on posait les plus gros sur le dessus du fourneau et on y mettait un peu de sel.  Rôtis de cette façon, c'était la chose la plus délicieuse qu'on puisse manger.  Avec des oeufs brouillés, cela devenait un festin:  une assiette de champignons dégoulinant de jus, couleur de terre, et les oeufs comme des nuages jaunes à côté.

Encore aujourd'hui, et cela fait longtemps que je n'ai pas marché dans un pré pour ramasser des champignons sauvages,

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j'ai encore sur la langue le goût de ce que nous faisions rôtir sur le fourneau.

Nous aimions cette simplicité.  Agnes nous avait raconté les grands festins au manoir avec les sauces qu'il fallait préparer pendant des heures.  A l'époque, dans les grandes maisons, on ne jurait que par la sauce hollandaise avec les asperges.  Depuis, j'ai goûté aux asperges, mais je les laisse volontiers pour un champignon rôti tous les jours.

Ces humbles champignons prouvent que parfois on découvre que les meilleures choses de la vie poussent librement et gratuitement juste sous notre nez.  Eleanor, ne te presse pas, sinon tu ne pourras pas voir les champignons sauvages autour de toi.»

*

Vous retrouverez ce texte dans le livre de Cathy Kelly à la page 108.

Ce sont des pages du livre de recettes de Brigid, la mère d'Eleanor.

Agnes est la soeur de Brigid, donc la tante d'Eleanor.

Un livre qu'Eleanor tranmettra à sa petite fille Gillian après y avoir rajouté ses propres conseils.

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16 mars 2014

Retour à Dublin

1421951-gfCathy Kelly

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Éditions Pocket

Littérature irlandaise

2013

Quatrième de couverture: 

   «Eleanor Levine, veuve depuis peu, retourne s'installer à Dublin, sa ville natale, laissant à New York sa famille pour laquelle elle a peur de devenir une charge. 

   Depuis sa fenêtre, elle s'amuse à imaginer la vie des habitantes de Golden Square.  Eleanor fait bientôt la rencontre de trois d'entre elles et devient leur confidente.  Il y a Megan, l'actrice à la réputation sulfureuse, Rae, propriétaire du salon de thé local, qui cache un lourd secret, et Connie, célibataire endurcie que la crise de la quarantaine menace. 

   Ensemble, elles vont découvrir combien la solidarité, l'entraide et l'attention portée aux autres peuvent être des cadeaux de la vie.»

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1

Nouvel an

  « Il fallut peu de temps à Eleanor Levine pour déballer ses affaires et les ranger dans l'appartement de Golden Square.  Elle n'avait emporté que deux valises dans l'avion qui l'avait menée de New York à Dublin.  Pour de simples vacances, elles auraient sans doute été trop lourdes, mais si l'on considérait le voyage envisagé, elles devenaient très légères. 

    Elle avait d'abord réservé pour trois semaines dans un hôtel du centre-ville.  En y arrivant, quinze jour avant Noël, elle avait expliqué au réceptionniste qu'elle resterait peut-être plus longtemps.  Il s'était contenté d'un hochement de tête courtois.  Rien ne choquait un réceptionniste d'hôtel, même pas les vieilles dames élégantes qui arrivaient seules avec un peu de bagages et semblaient ne pas avoir de date fixe de départ.

    Après avoir vécu presque toute sa vie à New York, une ville où chacun est libre de faire ce qu'il veut, il était rassurant de découvrir que la même tolérance prévalait à présent dans son pays d'origine.  A vrai dire, ce n'était pas ce qu'elle avait pensé trouver, mais comme cela faisait longtemps qu'elle n'était pas rentrée chez elle, elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. 

    Dans l'avion, triste d'avoir laissé derrière elle sa famille et son appartement si confortable et chaleureux, Eleanor avait eu le temps de penser a l'Irlande qu'elle allait revoir.  Elle était partie plus de soixante-dix ans plus tôt, sérieuse petite fille de onze ans voyageant dans l'entrepont d'un immense vapeur avec sa mère et sa tante, à destination du Nouveau Monde.  Tous leurs biens tenaient dans deux valises en carton, et sa mère, Bridgid, gardait la maigre fortune familiale dans une bourse attachée à son cou.

    Et voilà qu'elle revenait, nantie de plusieurs cartes de crédit «platinum», plusieurs abréviations de titres universitaires ou honorifiques à la suite de son nom et une longue vie professionnelle maintenant derrière elle.

    En dehors d'elle-même, une seule chose avait fait le voyage aller et retour:  le livre de recettes de sa mère. 

    A l'origine, le cahier était couvert d'un simple carton brun, mais - il y avait des dizaines d'années de cela - Eleanor avait collé sur la couverture un papier de Noël brillant.  A présent, le doré des étoiles s'était fané, comme le rouge et le vert des branches de houx.

    Les pages supplémentaires ajoutées au cahier au fil des ans l'avaient démesurément gonflé et un cordon crocheté en laine bleu lavande maintenait l'ensemble bien serré.  Les recettes avaient toutes été écrites à la main par sa mère, de son écriture penchée, parfois au crayon noir dont le tracé avait pâli avec le temps, parfois à l'encre bleu nuit qu'elle aimait tant. 

    Personne, en voyant ce livre de recettes en si mauvais état, n'aurait pu deviner toute la sagesse qu'il recelait.  Pour les gens, la sagesse ne pouvait être dispensée que par des experts bardés de diplômes.  Eleanor elle-même les avait collectionnés; les obstacles à franchir pour devenir pychanalyste se traduisait par cette longue liste d'abréviations de titres et dîplomes après son nom. 

    Toutefois, Eleanor avait appris de deux sources que des gens sans instruction officielle en savent souvent plus que les universitaires les plus distingués.

    La première était sa mère, Brigid.

    L'autre était sa propre et vaste expérience de la vie.

    Elle venait d'avoir quatre-vingt-quatre ans et avait vécu toutes ces années avec enthousiasme. 

    Brigid lui avait appris cela, et beaucoup d'autres choses.

   

    Au cours de ses longues années de pratique de la psychanalyse à New York, Eleanor avait découvert que l'amertume dévore les gens de l'intérieur aussi sûrement que n'importe quelle maladie.  Ils passaient des années en thérapie simplement pour apprendre ce que Brigid O'Neill savait d'instinct.  Elle avait consigné tout ce savoir pour sa fille dans son cahier de cuisine.  A partir d'un certain moment, ses recettes et ses petites notes dans les marges avaient pris un sens bien à elle.  Le cahier de Brigid n'était pas un simple guide de la bonne cuisine, mais un recueil de conseils sur la meilleure façon de vivre sa vie.  Il s'y trouvait tout le savoir d'une campagnarde au grand coeur qui avait vécu en faisant feu de tout bois, s'appuyant sur son bon sens et son intuition de Celte pour survivre.

    Eleanor s'était souvent demandé si sa mère n'avait pas un plus grand niveau d'éveil spirituel que les gens normaux, comme un instinct que le monde moderne avait perdu et tentait de retrouver.  Son livre de cuisine possédait un parfum de magie, mais peut-être était-ce simplement la magie des aliments et de la vie.

    Oui, pensa Eleanor.  Vivre et se nourir sont inextricablement liés!...»

*

Mon commentaire:  J'ai débuté mon billet avec l'extrait du premier chapitre.   Eleanor avait bien autres choses dans ses bagages:  Ses affaires de toilettes, ses vêtements et ses livres.  Ses chaussures de mariage, des escarpins en satin Christian Dior, un masque en plumes d'autruche teintes en noir, un papier très fin enveloppant une rose séchée offerte par Ralf, son mari, le poudrier compact en forme de coquillage dont elle était si fière à vingt-cinq ans, et le tube de rouge à lèvres noir et or, «Manhattan Red»! Ce rouge faisait fureur en 1944.  La boîte contenait aussi les lettres d'amour de son bien-aimé Ralf, les dessins et les cartes de Naomi, sa fille...

   Ses bagages contenaient tout ça, mais en recopiant le texte, j'ai insisté sur le livre de recette, puisqu' ils nous dévoilent des tranches de vie de sa mère. Nous pouvons lire au début de chaque chapitre une page de ce livre de sagesse inspiré de la vie et des aliments. Sublimes passages..

   Un autre coup de coeur pour moi.  Je suis gâtée ces derniers temps!  J'ai aimé les rencontres, les confidences, les questions de ces quatres femmes qui finissent pas se rejoindrent tôt ou tard.

   Mais Eleanor reste le centre du livre. Un très beau personnage. L'élément rassembleur. Un roman tendre et humaniste! :)

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Publié d'abord aux Presses de la Cité

2012 - 526 pages.

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12 mars 2014

Émilie de La Nouvelle Lune - tome 3 et 4

book_cover_emilie_de_la_nouvelle_lune_tome_03_140701_250_400Lucy Maud Montgomery

Éditions Pierre Tisseyre

Littérature Canadienne

1998

399 pages

Quatrième de couverture

   Émilie Starr, quatorze ans, pousuit, depuis l'enfance, un grand rêve:  faire carrière dans les lettres.  Que ce soit à la ferme de la Nouvelle Lune - chez les tantes de l'Île- du-Prince-Edouard qui l'ont adptée et qui l'élèvent selon des préceptes sévères - ou chez la détestable tante Ruth, grâce à laquelle elle peut contribuer ses études dans une petite ville étouffante, Émilie n'a qu'un désir en tête: ÉCRIRE.

   Tout, pour Émilie, se traduit en mots - Les bonheurs commes les frustrations.  Mais les mots lui sont interdits...comme lui est interdite la fréquentation des amis de l'autre sexe. 

   Abordera-t-elle jamais la «carrière»?

   Connaitra-t-elle un jour l'amour?

 

Mon commentaire:  C'est ici que je ferme la boucle d'Émilie avec les deux derniers tomes.  Je n'ai pas grand chose à rajouter puisque j'ai déjà exprimer combien j'aime cette série de L.M. Montgomery dans le billet des tomes 1 et 2.

http://lamaisondemilly.canalblog.com/archives/2014/02/09/29098923.html

 

Par contre, voici ce qu'en dit Berlie Doherty, (une auteure jeunesse que j'aime beaucoup) dans mon livres de référence!

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Le choix de Berlie Doherty - page 752

«Du même auteur, la série Anne...La maison aux pignons verts que j'ai adoré étant enfant est plus connue et a toujours du succès.  Cependant, une fois adolescente, je me suis mise à lire la série "Emilie de La nouvelle lune».  Le deuxième volume, Emily Climbs, est celui qui m'a le plus plu.

Émilie avait une vie très différente de la mienne.  Orpheline, elle vivait dans une ferme au Canada avec sa tante, très stricte.  À de nombreux égards, son enfance reflète celle de l'auteur.  Émilie et moi avions un point commun:  nous voulions toutes deux devenir écrivains.  Dans le premier paragraphe, Émilie est dans sa chambre auprès du feu.  Dehors, il fait froid et la tempête se déchaîne, mais elle est complètement absorbée par ses pensées, occupée à écrire dans le calepin noir qu'on lui a offert.  Elle voit son reflet dans le miroir de la chambre, comme je vois le mien en ce moment. Pleinement consciente de la beauté de la nature qui l'entoure, elle tente de la décrire.  Si seulement elle pouvait trouver les mots justes!  Ce qui est le plus frustrant pour elle, c'est d'être envoyée à l'école à la seule condition de ne plus écrire de récit durant ses études. 

Au lieu de créer un monde fantastique, elle va donc décrire sa propre vie, ses amours d'adolescente, sa famille et ses amis.  Elle inscrit ses pensées et ses commentaires dans son journal.  La lecture de ce livre permet de faire la connaissance d'une jeune fille en train de grandir, de partager avec elle les moments comiques et tragiques que cela implique. 

Et puis son amour des mots est communicatif.  J'avais noté sur les deux pages vierges à la fin de mon exemplaire les termes que j'avais le plus appréciés et rayé ceux que j'étais capable de réutiliser.  Émilie m'a appris beaucoup de choses, et comme les meilleurs personnages romanesques, elle est restée avec moi toute ma vie.

Quel beaux témoignage que celui de Berlie Doherty:  D'ailleurs, c'est aussi une auteure que j'aime beaucoup.  Vous pouvez relire deux billets de ses romans - UNE FAMILLE À SECRET - et - PROFOND SECRET

*

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*

Voici le passage dont parle Berlie Doherty et que j'aime bien aussi.  C'est le début du deuxième tome ou troisième en format poche.

1

Écrire pour

se vider le coeur

 

    «Émilie Byrd Starr était seule dans sa chambre, dans la vieille maison de ferme de la Nouvelle Lune, à Blair Water, par un soir orageux de février des années d'avant-guerre.  Elle se sentait à ce moment-là, aussi parfaitement heureuse qu'il est permis à un être humain de l'être.  Sa tante Élisabeth, consciente du froid nocturne, l'avait autorisée, faveur rarissime, à faire du feu dans sa petite cheminée.  Et le feu brillait, clair, inondant de sa lumière mordorée la pièce impeccablement propre, aux meubles anciens et aux fenêtres à larges embrasures dont les carreaux dépolis d'un blanc bleuté se piquaient de couronnes de flocons de neige.  Il donnait de la profondeur, du mystère et de la séduction au miroir mural qui réflétait Émilie, recroquevillée sur le canapé devant le feu et qui écrivait, à la lueur de deux longues bougies blanches - seule source de lumière permise à la Nouvelle Lune - dans un nouveau calepin-Jimmy à la couverture noire brillante que son cousin lui avait offert le jour même.  Émilie avait été très contente de recevoir ce calepin, car elle avait rempli à ras bords celui que le cousin Jimmy lui avait donné, l'automne précédent.  Depuis plus d'une semaine, empêchée d'écrire à cause d'un cahier inexistant, elle souffrait d'un «manque» grave.

    Son journal était devenu l'un des pôles majeurs de sa jeune existence.  Il avait pris la relève des lettres qu'elle avait écrites à son père, mort trop tôt, lettres dans lesquelles elle se vidait le coeur de ses problèmes et de ses soucis.

*

   «Que j'aime ces tempêtes nocturnes, quand je n'ai pas à m'y colleter! écrivait Émilie.  Cousin Jimmy et moi avons passé une soirée splendide à établir les plans du jardin et à choisir nos graines de semence et nos plants dans le catalogue.  Là où les bancs de neige font le gros dos derrière la cuisine d'été, nous aurons une plate-bande d'asters roses, et nous donnerons aux forsythias un arrière-plan d'amandiers.  Rien ne me plaît davantage que de rêver à l'été, en plein coeur d'une tempête.»

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Saison 2 - Version Originale anglaise

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DSJ11Tome 4 - la fin...

Quatrième de couverture:  Non, Émilie Starr ne s'est pas exilée à New York, où un poste de rédactrice lui éait offert dans un magazine prestigieux.

Elle a préféré rester à La Nouvelle Lune, pour y pousuivre dans la solitude sa carrière d'écrivain. 

Ses amis de toujours, Ilse, Teddy et Perry, ont gagné les capitales pour y faire carrière e ne reviennent que rarement à l'Île-du-Prince-Edouard.

Dean Preast, le riche intellectuel qui aime Émilie depuis qu'il l'a sauvée de la mort, est résté sur place et la demande en mariage. 

Il s'ensuit alors un chassé-croisé sentimental digne du Songe d'une nuit d'été.  Qui épousera qui?  Tout est là.  Ce quatrième et dernier volet de la série rend plus attachant que jamais le personnage créé par Lucy Maud Montgomery, une héroïne qui lui ressemble:  tout à la fois, vibrante et vulnérable - inoubliable.

 

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08 mars 2014

C'est moi qui éteins les lumières

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Éditions Zulma

Littérature iranienne

Traduit pas Christophe Balaÿ

2013

284 pages

Quatrième de couverture: 

   Clarisse est d'une simplicité de coeur qui la rend spontanément attachante.  Autour de cette héroïne malgré elle gravite tout un petit monde:  un mari ingénieur, deux adorables et malicieuses jumelles, Armen, le fils vénéré en pleine crise d'adolescence, une soeur à marier un peu revêche, et la vieille mère qui règne sur la maisonnée, dans le quartier arménien d'Abadan.

   Pourtant la très modeste Clarisse va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien quand de nouveaux voisins viennent bouleverser l'équilibre affectif de notre femme invisible...

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Mon commentaire: 

   Mon livre refermé, je m'ennuie déjà de Clarisse.  Je sais que dans un autre temps, j'irai la visiter dans sa cuisine ou son salon, l'observer à nouveau dans sa vie quotidienne, dans ses pensées tellement près de nos propres pensées, malgré la distance entre les pays, les continents.  Je vais m'ennuyer aussi des jumelles si attachantes, si spontannées. Pour moi, elles sont le centre d'équilibre de ce roman.  Parce que non carencée d'amour de la part des parents, aussi parce qu'elles sont indisociables.  Pour elles, tout devient une fête. La vie est une suite de contentement nourris de petits riens. Armineh et Arsimeh, sont comblées.

  Par contre Clarisse qui se donne tellement à sa famille, devient souvent celle qui  malgré son importance (le coeur de la maison) est souvent mise de côté quand toute la parenté débarque.  On ne lui laisse pas beaucoup de place.  Trop souvent, elle commence une phrase et on la coupe pour lui voler carrément le sujet qu'elle amène dans la compagnie et la discussion se fait entre les invités.  Clarisse retourne à la cuisine, refoule sa colère, se sent utilisée...seule.   Sa nature est si différente de sa soeur et sa mère qui régentent et l'envahissent carrément. 

  Il y a Émile, le beau voisin, qui voit tout et qui donne toute son attention à Clarisse.  Attention dont elle manque de son mari.  Il est un bon père de famille, mais égoïste.  Clarisse est en fait, la mère de tout ces gens.  Elle ressent une grand manque de temps pour s'occuper d'elle, lire tranquille, marcher.. Tout le monde fait sa vie, ses activités, mais Clarisse doit ramasser, cuisiner, recevoir, penser à tout le monde et il ne reste que quelques miettes pour elle.  De plus en plus fatiguée, elle arrive 'enfin' à sortir de ses gonds, et revendiquer.. Elle apprend à prendre sa place mais en respectant ce qu'elle est profondément.

   Doucement les choses vont changer, mais c'est ce que j'aime de l'écriture de Zoya Parzid. Sans tambour ni trompette, un cheminement doucereux au rythme et à la nature de Clarisse.  J'ai vraiment adoré cette lecture.  Pas une seule page, je me suis ennuyée. 

   Ce que j'ai aussi apprécié beaucoup, c'est l'invitation de Zoya Parzid à nous amener dans un foyer arménien tout à fait ordinaire.  D'habitude, les romans ou documentaires qui se passent au Moyen-Orient, sont des témoignages de violences, de choses épouvantables, terrifiantes. 

   Les romans de Zoya, nous montrent un autre côté de la médaille, comme quoi, il y a aussi des vies ordinaires. 

   Un livre que je vous conseille fortement! Et je suis certaine que vous, vous attacherez aussi à Clarisse et aux jumelles; de beaux personnages.  Et surtout, laissez-vous inviter comme observateur dans cette famille et vous serez bien reçus autant que Clarisse reçoit les siens! :)

   J'aime tellement son écriture différente, simple et singulière à la fois que j'ai bien l'intention de continuer avec "On s'y fera".

Extrait

«Je ne sais plus si j'avais fermé la porte derrière moi.  J'enfilai l'allée, ouvris le portillon et au lieu de traverser la rue, je longeai le caniveau jusqu'à la place du quartier. 

J'étais très énervée.  À cause de Nina qui m'avait forcé à organiser ce dîner pour, selon son expression, arranger la rencontre d'Émile et de Violette; pour Alice qui ne pensait qu'à elle; ma mère qui ne pensait qu'à Alice; les enfants qui étaient tout heureux, et Arthus (son mari) qui ne pensait qu'à son jeu d'échecs.  Pourquoi personne ne pensait à moi?  Pourquoi personne ne me demandait ce que je voulais? 

Mon côté affectueux demanda:  toi qu'est-ce que tu veux?  Je lui répondis:  je voudrais être seule quelques heures par jour.  J'aimerais parler avec quelqu'un de ce que j'aime.  Mon côté critique me prit au mot:  tu veux être seule, ou bien parler avec quelqu'un?

En passant près d'un eucalyptus, je tendis la main pour arracher une feuille.  Je la froissai pour en sentir l'odeur.  Je fis quelques pas.  Jetai la feuille dans le caniveau.  «J'aimerais savoir quelle décision le héros du roman de Sardou va finalement prendre», dis-je en faisant un bond en arrière pour éviter de justesse une grenouille morte qui gisait sur le trottoir.  Elle avait probablement été écrasée par une grosse roue.  «Maudite ville, grommelai-je, ses grenouilles, ses lézards, ses serpents d'eau, morts ou vifs.»

 

Je me souvins de notre maison de Téhéran, avec sa délicieuse petite cour; la ruelle bordée de platanes, l'odeur de terre humide quand, l'été, nous ou nos voisins les arrosions.  Les matins d'hiver, depuis mon lit, je devinais s'il avait neigé à la différence de lumière entre un jour avec ou sans neige.  Je me souvenais de ces jours d'hiver où j'allais à l'école, munie du bonnet, des gants et de l'écharpe de laine que me tricotait ma mère.  La neige crissait agréablement sous le poids des bottines.  Depuis combien d'années n'avais-je pas vu la neige? 

 

La nuit tombait.  Il n'y avait plus personne dans la rue.  À travers les haies de buis qui délimitaient les jardins, je voyais s'allumer une à une les lumières des maisons.  Je regardai l'avenue qui menait à la nôtre.  Il fallait que je rentre.  Mais j'avais le coeur serré à l'idée de toutes les tâches qui m'attendaient là-bas:  préparer le dîner, penser à la soirée de jeudi, discuter avec Armen de ce pantalon qu'il avait vu et qu'il me forcerait certainement à acheter avant jeudi; bien sûr, le plus important, inviter madame Simonian.  Cette bonne femme égoïste et exigeante qui s'imagine que tout le monde est à son service.  Au lieu de tout ce que je n'avais pas envie de faire, et que pourtant, je devais faire, j'aurais bien mieux aimé savoir quel parti le héros du roman de Sardou allait finalement prendre entre son amour et son devoir.»  Pages 177 - 178.

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Zoyâ Pirzâd est née de père Russe et de mère Arménienne. Mariée, mère de deux garçons, elle a d’abord publié trois recueils de nouvelles dont "Comme tous les après-midi", en 1991. Trois recueils repris aux éditions Markaz à Téhéran en un seul volume. En 2001, elle a publié un roman, "C’est moi qui éteins les lumières", salué par de nombreux prix, et un deuxième, "On s’y fera", en 2004.

Zoyâ Pirzâd est aussi traductrice d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carol et de poèmes japonais. Elle fait partie des auteurs iraniens qui font sortir l’écriture persane de ses frontières et l’ouvrent sur le monde. Sa langue est un persan simple et quotidien, une langue très équilibrée. La leçon ultime de Zoyâ Pirzâd est humaniste.

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Autre billet ici

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"Comme tous les après-midi"

Recueil de nouvelles

http://lamaisondemilly.canalblog.com/archives/2011/10/23/index.html

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02 mars 2014

Une pause copier/coller à L'Or rouge

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Hier soir, en passant chez L'Or rouge, j'ai été tellement inspirée et tentée de m'accorder aussi cette pause dont elle parle si bien.

À lire ici

Une lecture déjà entammée et si prenante...

d'une auteure que j'aime beaucoup.

"C'est moi qui éteins les lumières"

Zoya Pirzad

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A travers l'histoire de Clarisse, dont le quotidien va être bouleversé par l'arrivée de nouveaux voisins arméniens, cette fiction esquisse le portrait d'une société patriarcale tout en restituant la réalité de la vie des Arméniens d'Iran.

*

En second choix

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Morte à 40 ans, Margot Delacroix s'est réincarnée en ange gardien et doit veiller sur elle-même. Dans l'au-delà, elle a pris le nom de Ruth et suit le fil de sa propre vie, avec pour seules possibilités d'aimer, d'observer, de consigner et de protéger. Elle va enfin pouvoir comprendre pourquoi son fils a été mis en prison pour meurtre.

*

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Prendre le temps de passer du temps dans la nature.

*

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Essai où l'écrivain, poète et dramaturge, partage son bonheur à lire de la poésie, genre toujours bien vivant qui permet un nouveau regard sur les individus, les événements et les mystères du monde.

*

Quant au piano de L'Or, elle me donne envie de réveiller le mien qui dort trop dur, pour toutes sortes de raisons dites plus 'prioritaires'!!! et tu sais quoi L'OR!, moi aussi j'ai envie de reprendre ma plume pour me raconter des choses et me recueillir! :D

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source

mais surtout...

Colorier!

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Les cahiers coloriage anti-stress! C'est celui-là que je choisi.

Entremêlés à tous ces petits moments, il y aura bien sûr des travaux de peinture prévus depuis longtemps et le quotidien avec les heures de repas et tout ce qui se présente dans une journée tout à fait ordinaire!

À bientôt! :)

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