1010877_gfELIZABETH GOUDGE

PHÉBUS LIBRETTO

314 pages.

 

Quatrième de couverture: Guernesey, 1888.  Tous les vents marins semblent s'être donné rendez-vous le long des côtes emblématiques de l'île, là où s'accroche la vieille chaumière d'André du Frocq et de sa famille.  Un lieu sauvage, miroir fidèle des sentiments de ceux qui l'habitent.

Face aux assauts des éléments et aux difficultés financières, André pense quitter la ferme.  Mais c'est sans compter l'attachement sans faille, presque viscéral, de sa femme Rachel pour cette terre:  son havre de paix.

Une nuit de tempête, un bateau fait naufrage au large de l'île, et la famille recueille, parmi les rescapés, Ranulph Mabier, un être plein de courage et d'amertume.  De secrets aussi.  Dès lors, la vie à la ferme change.  L'espoir renaît.

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Mon avis: J'ai vraiment aimé ce premier roman d'Elizabeth Goudge.  Une magnifique chronique familiale, enfermée dans un écrin qui met en valeur les personnages et les scènes de la vie quotidienne.

Il y a André et Rachel qui ont 5 enfants - Jacqueline, Michelle, Péronelle, Colin et Colette. Tous habitent la ferme Bon-Repos.

D'habitude, j'aime bien écrire la première phrase du roman, mais cette fois je vais écrire les tous derniers paragraphes, qui ne dévoilent en rien la trame du roman.  Au contraire, elle témoigne de la beauté de l'écriture, et de la présence de la nature tout au long de l'histoire.

On fera comme dans les films quand l'histoire commence par la fin et que le ruban se déroule, afin de savoir qu'est-ce qui s'est passé pour en arriver à cette douce conclusion!

P. 313.     Rachel lui passa un bras autour du cou.

-  On ne peut pas être égoïste dans cette île, répondit-elle.  Un tel charme rayonne dans ce petit espace!  Grâce à la mer qui nous encercle et qui nous maintient si proches les uns des autres, nous sommes forcés de nous tenir les coudes et de vivre les uns pour les autres - tout les êtres, les saisons, les oiseaux, les fleurs et l'eau qui court.  Ceux qui vivent dans une île savent ce que c'est que l'unité...et la paix.  Je crois que Ranulp a trouvé la paix dans notre île.

Elle parla ainsi pendant un moment et trouva moyen de réconfoter enfin André.  Ils s'assirent côte à côte sur la jonquière pour regarder le soleil monter dans le ciel, jusqu'à ce qu'un bruit de pas les fît sortir dans la cour.  Les enfants rentraient, chargés de fleurs:  les jacinthes, les cardamines, les lychis et les boutons d'or s'échappaient de leurs bras.  Colette chancelait presque sous la gerbe qu'elle portait. 

-  J'ai pensé qu'il valait mieux leur faire faire quelque chose, dit Péronelle, la femme pratique.  Alors, j'ai dit que je donnerais douze liards, pris sur l'argent du ménage, à qui aurait la plus belle gerbe...C'est Colette qui a gagné.

Colette soulevait son énorme bouquet vers le ciel comme pour en faire hommage au soleil ou à l'esprit invisible de la maison.

-  Oh! mais nous avons tous oublié! s'écria Péronelle.  C'est Pâques aujourd'hui!

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Un beau roman que j'ai savouré lentement et où j'ai dû coller plein de petits coeurs rouges tellement il y avait de beaux passages.

Bonne lecture!

* * *