665549_gfLewis Carroll

Traduction de Jacques Papy

Illustrations de John Tenniel

 

Quatrième de couverture:   Les aventures d'Alice ne sont pas seulement des voyages initiatiques dont "grandir" serait le thème central et au cours desquels, descendant en soi, l'héroïne découvrirait le sens du monde extérieur. 

Elles présente, et constituent pour elle, un monde dont elle est le centre, la reine en vérité.  Pour elle comme pour le lecteur, le "sens" du conte est autant une découverte de soi - de l'Enfance - que la société adulte avec laquelle il lui faudra, comme tout enfant, à tout le moins coexister.  Ainsi s'explique que l'on trouve dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles une peinture de l'enfance aussi riche que vrai.

 * * *

Mon avis:  Pour parler d'Alice j'ai besoin d'espace.   Après m'être ennuyée ferme à lire ce conte (nouveaux genre pour l'époque) J'ai fini par y trouver des symboliques intérêssante.  Mais je dois dire que je ne suis pas une 'fan' d'histoires où l'absurdité est très présente.

Pour en parler je vais prendre la formule des:  "J'AIME" et "j'AIME MOINS"

J'AIME: 

Cet univers coloré (J'ai regarder le film de Disney le jour de Noël) Les images sont superbes et l'an dernier, j'avais aimé aussi les images du film avec Jonhny Depp.

L'attitude d'Alice:  Elle sait s'affirmer avec cette bande de personnages difficiles à cerner.  Elle reste polie et use de son bon jugement, que bien souvent les enfants portent en eux.  Une sorte de sagesse propre aux enfants.

Alice, le personnage, qui tentent de grandir.  L'histoire illustre bien, la difficulté de l'enfant à trouver sa place dans le monde des adultes.  J'imagine (et c'est tout à fait hypothétique) que quand elle rapetisse et grandit et rapetisse etc..  que l'auteur a voulu symboliser le fait que souvent tout est trop grand ou trop petit pour un enfant qui grandit, il peine à trouver sa place dans ce monde aux dimensions inadéquates.  Il n'est pas bien nulle part. 

Si quelqu'un a vu autre chose, ça me fera plaisir de lire ce que vous inspire Alice..

J'AI MOINS AIMÉ:

La lecture du chapître 7 (Un thé extravaguant)  m'a vraiment dérangé.  C'est là que ça devient difficile pour moi.  Au fond, ici, je ne remets pas le talent de Lewis Carroll en question, même que c'est un chapître qui me touche un peu trop justement.

Alice se retrouve chez le Chapelier et le lièvre de Mars:  "Ils sont fous tous les deux" dit le chat à Alice. 

À la fin du livre, on explique pourquoi le chat affirme qu'ils sont fous: 

"Les deux personnages mentionnés par le Chat sont des créations directement inspirées de deux expressions populaires:  mad as a hatter ('fou comme un chapelier') et mad as a March hare ('fou comme un lièvre de mars' ou plutôt 'en mars')  

L'explication traditionnelle renvoie, pour la première, à l'effet produit sur les chapelier par les vapeurs de mercure qu'on utilisait pour traiter le feutre, et, pour la seconde, à la période de rut, pendant laquelle les lièvres se livrent à de frénétiques gambades..."

Alors c'est ce qui se passent au moment où Alice essaie d'avoir du thé.  Ses hôtes sont incapables de se concentrer, sont nerveux, parlent en même temps, posent des questions à Alice, n'écoutent pas ses réponses, s'en font leur propres idées et portent des jugements erronnés.  

Alice devient tendue, essaie de se justifier, mais quand elle essaie de répondre à leurs questions, on lui vole un mot de sa phrase et donne un autre sens à la 'conversation'.  C'est à devenir fou!!! 

Je ressentais tellement fort ce que pouvais ressentir Alice, car ce n'est pas rare que de telles discussions se jouent en société ou des adultes qui font des procès inutiles à des enfants qui n'arrivent pas à s'expliquer car on ne leur en donne pas le temps.   Encore une fois, ces remarques ne sont qu'hypothétiques et je ne demande pas mieux que de connaître vos répliques si vous en avez. 

Mais ce qui me décourage, c'est que cette histoire a commencé à être écrite en 1862 pour s'appercevoir que ça ne change pas tant que ça.  

D'ailleurs c'est souvent ce qui se passe dans les classiques.

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J'ai pu noté aussi dans la préface du livre ceci:

"En fait, ce que Carroll donne à voir, par un renversement, qui aujourd'hui surprend moins qu'il n'a pu le faire en 1865, c'est certe une galerie de personnages dans laquelle se mire une société typée, mais c'est surtout l'univers qui appartient en propre à Alice et qui en est "l'autre côté", qu'ils s'agissent des valeurs sociales ou morales, du fonctionnement des codes langagiers ou même de psychologie.  Ce qui paraît à Alice "absurde" (nonsense) comme les "morales" de la Duchesse, constitue la vision enfantine qu'ont les adultes, face auquel c'est l'enfant qui détient la sagesse, la justice ou la vérité." p.28

"Pour elle comme pour le lecteur, le sens, du conte est autant une découverte de soi - de l'Enfance - que de la société adulte avec laquelle il lui faudra, comme tout enfant, à tout le moins coexister.   Alice découvre certains aspects du monde des adultes, mais nous, lecteurs, nous découvrons à travers ses aventures des traits permanents de l'enfance, la représentation de la "personnalité enfantine" et de sa construction dans le temps." p. 30

C'est quand même intérêssant.  Je peux dire que cette lecture commune a satisfait une part de ma curiosité de ce conte célèbre.  Et j'ai l'intention de poursuivre avec "De l'autre côté du miroir"...

Cette lecture commune est organisé par Perrine, et partagé avec Chez Aline, Chez Nina,  Ogresse de paris, mélodie

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