rude_samedi_pour_angele_67008_250_400MARIE DESPLECHIN

Neuf de l'école des loisirs

87 pages.

 

Quatrième de couverture:   Il es dix heures et Maman n'a toujours pas bougé de son lit.  Elle a téléphoné, et puis elle a dit:  "Je suis fatiguée, je n'ai pas beaucoup de courage."

Angèle ne sait pas pourquoi sa maman reste cachée sous sa couette, aussi muette qu'une momie, avec un air de plus en plus triste.  Ce qu'elle sait, c'est qu'il n'y a pas d'école ce matin et qu'elle a envie de s'amuser, d'aller dehors même s'il pleut, et surtout envie que sa maman rigole. 

"Ce n'est pas si simple" répond Maman.  "Il faudrait un petit miracle pour que ça s'arrange."

Angèle se met aussitôt au travail et on ne peut pas dire que les idées lui manquent... Mais il arrive parfois qu'on ait un petit miracle, là, juste sous son nez, et qu'on ne le voie même pas.

* * *

Mon avis:  Trouvé au hasard des rayons de bibliothèque, ce petit roman est juste ce qu'il me fallait pour me rendormir la nuit dernière, quand vers 1h30, la gratte, le train, le chasse-neige, le téléphone et la re-gratte (elle revient)...  Impossible de dormir, et par-dessus tout ça des vents si violents que des arbres se sont cassés, il y a eu des pannes d'électricité... Une vrai tempête de vents et de bruits. 

Donc j'ai passé au travers cette belle histoire, pleine de question, de tentative de solution.  Angèle est attachante, articulé et pleine d'idées pour remonter le moral de sa mère, qui est complètement abbatu, mais je ne vous dis pas pourquoi.  À vous de le découvrir.  Vraiment bien fait!  presqu'un coup de coeur.

Ça commence comme ça...

1

Nous prenions le thé dans le salon toutes les quatre, moi et ma mère, Marion et sa mère.  Marion est mon amie de coeur.  Elle vient souvent passer l'après-midi chez moi.  Quand sa mère vient la chercher, nous buvons ensemble un petit thé.

Donc, le soir approchait et je discutais.  J'étais assise sur le tabouret, et j'avais les mains croisées sur les genoux.  "Nous on a divorcé", j'ai dit.

"Ce sont des choses qui arrivent", a remarqué la maman de Marion.  Elle m'a regardée et elle a souri en baissant la tête.  Elle s'est enfoncée un peu plus dans le canapé vivant.  Les coussins ont gémi et se sont enfuis sous elle.  Ce canapé n'est pas vraiment vivant, maisl il est très abîmé.  Dès que vous vous installez, les coussins glissent d'eux-même vers le sol.  Alors vous avec l'impression qu'il remue sournoisement, et qu'il est en train de vous jouer un mauvais tour.  Au bout du compte, il vous débarque sur la moquette dans un tas de coussins trouées et de vieilles couvertures décoratives.  Je me sers de ces couvertures pour faire des tentes, parfois.  Et parfois pour faire des robes à longue traîne.

 

J'ai vraiment aimé l'écriture de Marie Desplechin.  J'ai souvent vu ses livres en bibliothèque, mais je n'avais jamais lu.  C'est le premier et non le dernier. :)

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