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Chez 10-18

1987 chez Christian Bourgeois Éditeur

299 pages

  

Quatrième de couverture:  Avec la discrète Barbara Pym, nous voici au coeur de l'Angleterre:  villages écologiques, églises anglicanes hantées par de ténébreux pasteurs à marier et par de malicieuses bigotes, ventes de charité où l'on papote et l'on médit et l'on s'épit, salons de thé, bibliothèques, associations universitaires.  Et sur tout ce monde, la romancière jette un regard ironique et faussement naïf qui ébranle joyeusement les valeurs les plus solides d'une société sclérosée, un regard impitoyable:  celui d'une ethnologue.

René de Ceccaty - Le Monde, 1986

Document de couverture:  The Window (détail) par Charles Ginner, 1943

 L'original de la peinture

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SOURCE

Mon avis: Je viens de refermer le livre... Hum, je ne me sens pas vraiment plus avancée qu'au début.  C'est très difficile pour moi de dire si j'ai aimé ou pas.  Au fond, j'éprouve le deux sentiments à la fois. 

D'une part, les personnages sont colorés, attachants.  Emma, le personnage principal et Tom le pasteur.  Sa mère Beatrix, qui enseigne à l'Université la littérature anglaise.  

Il y a aussi une foule d'autre dames, des Miss, des Mrs, des hommes aussi... Les conjoints, conjointes. Pour être franche, j'ai eu de la difficulté à reconnaître par bout de qui on parlait, car Barbara Pym utilise tantôt le prénom, tantôt Mrs Graham qui est la même personne... Je m'y perdais.  Mais curieusement, je n'avais pas envie de laisser ce roman de côté.  Comme si j'avais fait partie de ce petit village.  Je crois que c'est l'atmosphère qui m'a gardé du début à la fin dans ce roman sans véritable intrigue.  C'est le quotidien, les bavardages, le tout à chacun qui en fait la trame.  Encore plus bizarre, j'aurais envie de le recommencer du début, mais comme d'autres lectures m'attendent, je vais passer mon tour, mais je sais d'avance qu'un jour ou l'autre je vais m'ennuyer de ces personnages. Curieux sentiment!!!

Voici des extraits:

   "Après la promenade, Emma retourna à Robin Cottage, maison qui devait son nom à un propriétaire précédent parce qu'un rouge-gorge était un jour apparu alors qu'il travaillait à son carré de légumes et qu'il s'était perché sur sa bêche.  La maison appartenait maintenant à la mère d'Emma, Béatrix, qui enseignait la littérature anglaise aux étudiantes d'une université et était spécialiste du roman des XVIIIe et XIXe siècles.  Cela expliquait peut-être le prénom d'Emma, car il avait semblé injuste à Béatrix d'appeler sa fille Emily, nom qu'elle associait aux serviteurs de sa grand-mère plutôt qu'à l'auteur des Hauts de Hurlevent; le prénom d'Emma avait donc été choisi sans doute dans l'espoir de retrouver en elle certaines des qualités que possédait l'héroïne du roman.  Emma n'avait pas jusque-là répondu à l'attente de sa mère, mais était devenue - Dieu savait comment - anthropologue.  Et elle ne s'était pas mariée non plus, et n'avait pas de vie sentimentale quelle qu'elle fût.  Béatrix aurait aimé la voir se marier - c'était ce qui se faisait, semble-t-il -, bien qu'elle-même ne fit pas si grand cas de ce statut."  p. 25

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   "Après une tasse de thé, elle retourna à son bureau.  Il y avait déjà une page blanche sur la machine à écrire, mais elle n'avait pas envie de poursuivre son travail.  De sa place, elle regardait par la fenêtre et elle voyait les gens qui vaquaient à leurs occupations dans le village.  Elle se mit à regretter de n'avoir pas choisi un environnement rural pour son travail de recherche plutôt que ces villes nouvelles si arides avec leurs difficultés et leurs problèmes trop évidents.  Elle ôta la page à demi finie de la machine à écrire et en mit une autre.  "Quelques observations sur les aspects sociaux d'un village du West Oxfordshire", tapa-t-elle.  Est-ce que quelque chose dans ce genre ne serait pas acceptable, et certainement plus intéressant?  Mais le mot "village" n'allait pas, il avait un côté trop intime - le mot technique "communauté" conviendrait mieux.  Ou bien, et elle tapa de nouveau.  "Le rôle des femmes dans une communauté du West Oxfordshire", ne pourrait-elle pas trouver une formulation dans ce genre?  Inspirée par cette idée, elle se mit à considérer tous les habitants du village, tels qu'elle les connaissait à ce moment, et à rédiger des notes à leur sujet." p. 58

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