436665_gfMaurine F. Dahlberg

Castor poche

Flammarion

Littérature américaine

2002    RT1CAB1DNYDCAO93O72CAHOEMFVCAQ7LRR0CAMGZ3XZCABDKIDUCAC0Y8NWCAPKSLL3CANNEYWJCAZDWX9GCA2Z0QZWCA3D6QGWCAM801JFCAM5GQ1CCAPLOLP5CA7BWVGJCA8BU6S0CAZ7MTJ2

282 pages

 

Quatrième de couverture:  Autriche, 1938.  Nina rêve de devenir une grande pianiste.  Herr Hummel, professeur renommé, accepte de la préparer au concours d'entrée de l'Académie de Vienne. 

Une grande amitié naît entre Nina et le vieil homme dont le passé reste pourtant mystérieux.  C'est l'arrivée des nazis au pouvoir qui fera éclater la vérité...

* * * 

Mon avis: Un bon petit roman jeunesse pour qui aime la musique, le piano en particulier.  D'abord, on s'installe dans ce roman en faisant connaissance avec Nina, sa mère qu'elle appelle 'Mutti' et son frère Johann, talentueux pianiste décédé d'une maladie dégénérative.  La mère de Nina ne fait pas son deuil et refuse d'entendre Nina jouer du piano dans l'appartement.  Tout est prétexte à refuser d'écouter son talent.  Migraine, fatigue, invite ses amies à un bridge, elle veut même vendre le piano car elle a besoin de cet argent, etc...    Elle refuse que Nina prenne la place qui revenait selon elle à son fils décédé. 

Nina est désespérée jusqu'à ce qu'elle fasse la connaissance de Herr Hummel, qui vient habiter l'ancien appartement de sa meilleure amie Erika, qui est partie vivre avec ses parents à New-York.  C'est avec cet ami bienfaiteur que Nina pourra arriver à réaliser une partie de sont rêve.  Dans le roman, il y a un autre petit élément important.  C'est l'ange de porcelaine bleu suspendu à la fenêtre de Herr Hummel.  C'est celui qu'on voit sur la couverture de la version original. 

Aussi on vit avec Nina.  Ses allées et venues avec ses copines de classes, ses professeurs.  Tout un univers ou ça devient un plaisir de circuler avec elle, d'une maison à l'autre, d'un établissement à l'autre.  C'est un roman d'apprentissages et d'expériences.  Une belle histoire.  J'ai dévoré la fin...qui nous fait monter une variété d'émotions.   Encore un livre à trouver en bibliothèque, mais un petit bijoux! :)

 224057_M

V.O.

Comme extrait, voici les premières 'notes'...

   «- Nina, pour l'amour du ciel, arrête ce bruit tout de suite!

   Aussitôt, je fis un bond en arrière, les doigts suspendus au-dessus du clavier, comme si les touches étaient devenues incandescentes. 

    -  Je suis désolée, Mutti! Tu t'étais endormie.  Je pensais qu'en fermant soigneusement la porte de ta chambre tu ne serais pas dérangée par la musique.

    Comme toujours, lorsqu'elle avait la migraine, ma mère avait le teint blaffard.  Ses longues tresses de cheveux noisette, qu'elle enroulait d'habitude en un casque soyeux autour de sa tête, pendaient, ternes et molles, dans le dos de sa chemise de nuit.  Elle gardait les yeux mi-clos, comme si elle ne supportait plus la lumière.

    D'un geste brusque, elle arracha du pupitre mon précieux recueil des sonates de Scarlatti. 

    -  Ces partitions appartenaient à ton frère!  Il y a son nom sur la couverture; tu as été les chercher au grenier?

    -  Oui! J'ai descendu toutes celles que je voulais étudier.

    Mutti fronça les sourcils.

    -  Tu as bien refermé les malles, au moins?  Tu sais qu'il y a une fuite dans le toit; je ne voudrais pas que l'humidité du grenier endommage les partitions de Johann!

    -  Oui, Mutti.

    Je brûlais d'envie de lui crier:  «Tu n'as qu'à pas les laisser moisir au grenier!»  Mais je n'ai pas osé.  Mutti était déjà souffrante; ce n'était pas la peine d'en rajouter. 

    -  Pardonne-moi, ma chérie, je ne voulais pas t'interrompre.  Tu comprends, j'avais enfin réussi à trouver le sommeil, et tu t'es mise à tambourinner sur ce piano...C'était insupportable! 

    Tambouriner! Mutti n'aurait pas pu choisir de mot plus blessant.  Bien sûr, lorsqu'on a la migraine, la moindre mélodie peut sembler assourdissante au piano.  Enfin, tout de même...Je l'avais bien joué cette sonate - pas aussi bien que Johann, d'accord.  Dans ma tête, je me voyais déjà sur la scène du Musikverein, le plus beau théâtre de Vienne, devant une foule ébahie par la subtilité de mon interprétation. »

UNRCAKK7HS3CABODO1FCAHS0KLOCA2AKZTECACMH0RICAD0KQ96CAFFTN8SCAEYLA4JCAHHOM3WCA7RD9P6CASFKYYRCARD5ESGCAKZSXTVCAC52ZSACAQ197R9CA9JUSCVCA3FMLKACA6WBHB8