1518625-gfSuzanne Hayes et Loretta Nyhan

Publié chez Belfond

2014

Littérature américaine

396 pages

Quatrième de couverture:  Dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, un premier roman plein de légèreté, d'humour et de tendresse, le portrait de deux femmes attachantes, courageuses et solidaires, réunies par le hasard dans l'Amérique des années 1940.

Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s'ennuie.  Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche  une amie à qui parler.

À des centaines de kilomètres de là, Rita Vincenzo s'interroge:  comment joindre les deux bouts dans un pays rationné?  Comment réconforter la douce Roylene, la fiancée de son fils parti pour le front?  Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien?

Puis un jour, Rita reçoit une lettre d'une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat.

Recettes pour lutter contre la morosité, conseils de jardinage, échange de confidences, de potins de voisinage et de secrets plus intimes... Unies par un inébranlable optimisme, Glory et Rita vont partager une intense complicité épistolaire.  Et découvrir que, même dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve toujours un chemin.

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Mon commentaire:  Comme on le souligne au début de la quatrième de couverture, ce roman épistolaire, n'est pas sans nous rappeller 'Le cercle littéraire des amateurs....'.  Même les couvertures ont des similitudes.   Par contre, le contenu est beaucoup plus amical, parfois drôle (surtout l'humour de Rita) , émouvant, parfois énormément!!! ...

À travers les lettres de Glory et Rita, nous avons une bonne représentation de ce qu'a pu être la vie de toutes ces femmes qui ont dû laisser partir un ou des êtres chers à la guerre. 

*** Un petit bout de lettre de Rita sur la jeune fille qui est amoureuse de son Toby.  Quelle bonne façon l'auteur a choisi pour décrire le manque de confiance en soi de la jeune fille qui vient frapper à sa porte! :D 

«Je rentrais à peine du café hier, quand on a frappé à la porte.  Mon coeur a failli cesser de battre (on craint les visites inopinées comme la peste, ces temps-ci) et j'ai couru à la fenêtre pour m'assurer qu'il n'y avait pas de véhicule officiel garé dans l'allée.  J'allais entamer une danse de joie lorsque j'ai aperçu une jeune fille debout sur le palier.  Elle était pâle, maigrichonne, et gémissait comme un chat.  Quand je l'ai fait entrer, elle s'est mise à pleurer.  Des larmes si grosses que j'ai eu peur qu'elle ne se noie.

Elle s'appelle Roylene. 

«Mon père possède la Roy's Tavern? Sur Clinton Street? près de l'épicerie?»

Tout sonne comme un question, dans sa bouche.  À croire qu'elle n'a pas assez confiance en elle pour employer le mode déclaratif.  Je lui ai pris son manteau, jetant au passage un coup d'oeil discret à son ventre (lequel était plat comme une planche à pain, Dieu merci), et je  lui ai servi une tasse de thé, qu'elle a lampée comme un vrai Chinois.» page 17.

Un bon roman épistolaire à lire.  J'ai beaucoup aimé.  J'ai aussi réalisé tous les bienfaits que peuvent transporter de l'encre et du papier! Ces deux dames s'apportent beaucoup une à l'autre psychologiquement. Elles se font du bien.   

Une fin de lettre adressée à Rita datée du:

6 mars 1944

  

«Quant au jardin, j'ai suivi vos conseils et acheté mes graines chez un agriculteur local.  La salle à manger est envahie de miniserres et, chaque jour, les enfants et moi allons guetter l'arrivée des premières pousses.  Ma mère doit se retourner dans sa tombe en voyant notre luxueuse salle à manger remplie de petits seaux et de boîtes en verre.  Sans parler des trainées de terre qui jonchent le sol...Mais cette maison est un jardin d'intérieur, désormais.  Et ses habitants sont suspendus entre le passé et l'avenir.»

Amitiés,    

Glory 

Un autre petit détail!      

Ces images vous donnerons une bonne idées des vêtements que pouvaient porter Glory qui habite Rockport, Massachusetts, et Rita qui habite l'Iowa City, Iowa. 

Leur correspondance débute le 1 janvier 1943 pour se terminer le 9 juin 1946.

 

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*

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Une petite recherche sur la mode dee 1943, m'a amené sur un site merveilleux! 

"À la recherche des modes perdues et oubliées"

Vous pouvez en voir tout plein et chaque image est annotée avec explication.  C'est très intéressant!

SOURCE

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La pleine lune semble importante pour Rita.  Elle ne manque jamais de le souligner à Glory dans ses lettres.  Lorsqu'elle est présente, elle aime s'asseoir à l'extérieur pour écrire à Glory sous le regard de la pleine lune. 

À la page 345, Rita écrira à son fil Toby. Son fils parti à la guerre.  Une lettre remplie de tendresse et de poésie.

 

 

31 octobre 1944

   

Mail de Marguerite Vincenzo (Rita) au quartier-maître de

deuxième classe Tobias Vincenzo

Toby,

 

   Tu te souviens des histoires que je te racontais à propos de l'homme qui vivait sur la lune et mangeait du gruyère toute la nuit?  Il veillera sur toi.  Roule ton âme en boule et jette-la-lui.  Il en prendra bien soin.

   Ainsi, je la verrai briller lors de nuits comme celle-ci. 

   Ne meurs pas.  Refuse.  Reviens dans l'Iowa et laisse-moi réparer ce que la gerre a cassé.  Dors dans ton lit avec ton fils blotti contre ta poitrine.  Mange les bons petits plats que je prépare.  Assieds-toi sur le porche et regarde éclore le nouveau monde.  Tu y as toute ta place.  J'y compte bien. 

   Joyeux anniversaire, mon chéri.

Je t'aime.

Maman 

(Lettre jamais envoyée)

***

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J'ai choisi une des nombreuses recettes que nos deux correspondantes s'échangent.

Pour jouer le jeu jusqu'au bout, j'ai eu envie d'essayer les...

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"Cookies aux flocons d'avoine"

De Rita!

130 g de Farine

1 cuillère à thé de levure chimique

1/2 cuillère à thé de sel

300 grammes de flocons d'avoine

70 gr de raisins secs

60 grammes de sucre roux (bien tassés)

1 oeuf battu

50 millilitre de mélasse (Un petit peu moins qu'un quart de tasse)

50 grammes de marmelade d'orange

60 grammes de matière de beurre fondue

*

* Mélanger et tamiser la farine, la levure et le sel;

* Ajouter les flocons d'avoines et les rainsins secs. Mettre de côté. 

* Mélanger le sucre roux et l'oeuf, battre énergiquement. 

* Ajouter le sirop de mélasse, la marmelade et la matière grasse.

* Incorporer progressivement la mixture à base de flocons d'avoine. 

* Déposer avec une cuillère à café sur une plaque légèrement graissée allant au four.  

*Faire cuire à four moyennement chaud (180 C) pendant 12 à 15 minutes. 

 

Mon commentaire? 

Le goût:  Succulent

La texture:  Un peu sec à l'extérieur, mais moelleux à l'intérieur.  Probablement trop pauvre en matière grasse pour des biscuits.  Seulement 1/4 de tasse. 

La prochaine fois, car c'est évident que je vais adopter cette recette, j'ajouterai, soit le double de matière grasse où 1/4 beurre + 1/4 compote de pommes. 

J'irais aussi avec moitié farine, moitié flocons d'avoine.   Mais vraiment le mélange des sucres: Cassonade, (sucre brun) marmelade d'orange et mélasse est vraiment délicieux. C'est la première fois que j'expérimentais ce principe, mélanger différentes sources de sucre qui donne 3/4 de tasse en tout.  La marmelade que j'ai utilisée ne contenait pas de sucre.

C'est comme un goût entre les galettes gruau/raisin et les galettes à la mélasse. Mais ça reste un goût très doux.  

Par contre  j'ai été surprise, car elle ne s'écrasent pas à la cuisson.  On fait les boules, ça reste des boules. 

Mais, il faut d'abord essayer la recette telle quelle la première fois.  Après, vous allez voir ce que je veux dire. 

Dans le roman, ils sont en temps de guerre et les aliments étaient rationnés.  C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, elles s'échangent des recettes simples et dépaneuses qui demandent une économie de moyens.

Pour un excellent résultat je combinerais cette recette avec

celle-ci:  Biscuits aux gruau

 

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L'appétit vient en lisant!

 

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Vous trouverez un billet chez Bookinnsofa qui m'a fait découvrir ce roman épistolaire.

pour lire ce billet c'est ICI