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Ann Hood

Éditions City

Novembre 2014

316 pages

*

Quatrième de couverture

«Mary vient de perdre son unique enfant.  Elle est désespérée et s'enfonce peu à peu dans la dépression.  Jusqu'au jour où elle découvre les vertus du tricot.  Avec des aiguilles et une pelote de laine entre les mains, Mary apprend à occuper son esprit sans ressasser sa douleur.

Dans le magasin de tricot d'Alice, elle rejoint le «cercle des tricoteuses».  5 femmes avec lesquelles, elle tissera des liens.

Chaque membre du club doit apprendre à aller de l'avant et affronter son avenir...

 

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Mon commentaire:  Je vous le dis tout de suite, ce roman peut sembler lourd, du fait qu'on parle d'un deuil difficile.   J'étais certaine de trouver à travers ces pages, encore une histoire à recette.  Il y a eu plusieurs romans de ce type depuis quelques années.  Mais il n'en n'est rien.   

Quand j'ai vu la couverture sur les rayons de la bibliothèque, je me suis laissé tenter par la laine et j'ai eu envie d'en attendre autre chose que ceux que j'avais laissés en chemin.  Finalement?  J'ai beaucoup aimé.  Un roman très humaniste.  Au début, c'est lourd.  Petit à petit à mesure que les mois passent, la vie renaît à un ryhtme très très très lent.  Le tricot et la douleur est le lien commun qui unient ces femmes du cercle.   Ensemble, elles vont arriver à se supporter entres elle et pouvoir alléger leur peine.  Il y a les plus vieilles qui ont passé au travers d'événements difficiles qui à leur tour sauront transmettre aux suivantes.   Le roman se termine sur une note plus sereine au deuxième Noël sans Stella et plus tard en octobre avec l'automne et l'arrivée d'une nouvelle:  Maggie...  

Je vous présente d'abord les femmes du cercle:

Alice, celle qui tient la boutique de tricot.  Elle fait dans la 'soixantedizaine' avancée.. 

Scarlett, Une femme rousse, qui tient la boulangerie du coin:  Chez Rouge.

Lulu, Cheveux court blond platine et noir, lunette papillon... vit avec ses angoisses... 

Quant à Ellen (Un style vintage, blonde cendrée, mèches longues ondulées dans le dos qui porte une robe tablier rouge et blanche..

(Petite parenthèse! je vous fais les descriptions physiques, car c'est comme ça que les voit Mary lorsqu'elle se décide  à rejoindre le cercle de tricot)  Évidemment, tout au long du roman, elle apprendra à connaître chacune d'entre elle plus intimement.  Je ne veux pas dévoiler leurs histoires.

Harriet, Cheveux poivre et sel, un peu rabat-joie selon Mary.

Beth, Voilà la plus habile des tricoteuses.  Mary la percoit un peu comme une 'parfaite' et elle lui est terriblement antipatique.  

Voilà, pour les personnages principaux.  Bien sûr Stella, 5 ans, brille par son absence si douloureuse pour Mary et Dylan, son mari.  Chacun tente de vivre ce deuil à leur manière.  Quand le roman commence, Stella est partie depuis 6 mois.  Mary devra traverser les première fêtes d'Halloween, Thankgiving, Noël.. sans sa fille. Fêtes qui ne sont pas sans tourner le fer dans la plaie!

Finalement, un bon roman psychologique qui n'a pas de longueurs, c'est intense et cette fois, je n'ai pas eu envie de le mettre de côté. J'ai eu raison de poursuivre. Il n'y a pas que de la tristesse.  Je pense qu'il peut donner un sentiment d'être compris (se) pour tout lecteur qui vit un passage difficile. C'est toujours réconfortant de lire des mots qui nomment une blessure.

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Un prologue touchant

Ma fille,

«J'ai une histoire à te raconter.  Mais, contrairement à celle de Babar ou d'Éloïse, ou à toutes les histoires que tu aimais entendre, celle-ci n'est pas drôle.  Elle n'est pas non plus très finaude.  Elle est simplement vraie.  C'est mon histoire et pourtant les mots me manquent.  C'est pourquoi je vais prendre mes aiguilles et la tricoter.  Chaque point est une lettre.  Chaque rang de mailles veut dire «je t'aime».  Je mets des «Je t'aime» dans tout ce que je fais.  Comme une prière, ou un voeu, je te les envoie en espérant que tu m'entendras.  En espérant, ma fille, que l'histoire que je suis en train de tricoter arrivera jusqu'à toi.» 

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Un extrait poétique... 

«Ces jour-là, je ne les ai pas oubliés.  Vous savez que les Laotiennes font des chapeaux brodés pour leurs bébés, avec des fleurs sur le dessus?  C'est pour que, lorsque la mort vole au-dessus de la terre et qu'elle regarde en bas, elle confonde les enfants avec les fleurs et les laisse tranquilles.» page 306

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Dans le prochain extrait, on sent que la Vie est plus forte..

«Les feuilles des arbres commençaient à prendre des teintes rouges et orangées.  L'air fleurait bon l'automne.  C'est avec ces petites choses que Mary découvrait qu'elle avait toujours le goût de la vie.  La première pêche juteuse de l'été. Le baiser du soir de son mari. L'inclinaison particulière d'un rayon de soleil aperçu par la fenêtre.  L'odeur de la pluie dans l'air.  Le bruit des vagues déferlant sur la plage.  Sentir un écheveau de laine tout neuf entre ses doigts.» page 314

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Un roman subtil! tout en fil d'arianne.

 

moufles-fantazia

 

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