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Philippe Delerm

Édition Seuil

2017

 265 pages

*

Quatrième de couverture

"Je me suis levé ce matin en pensant que la journée allait être bonne.  Je crois que je me coucherai ce soir en me disant que je suis le plus heureux des hommes.  Comment ne pas frissonner un peu à cette idée?

Je suis riche, incommensurablement riche de ce qui manque à presque tout le monde: le temps"

Ce journal est celui d'un âge d'or.

Choisir de vivre à la campagne loin des milieux littéraires et parisiens.

Regarder par la fenêtre pousser les fleurs de son jardin, au rythme des saisons.

Prendre le temps de vivre sa vie, d'admirer sa compagne, d'aimer son enfant.

Écrire en pensant qu'on sera, un jour peut-être, reconnu.

 

Philippe Delerm n'a tenu son journal qu'une seule année de sa vie.  Il avait 37 ans.  Bien longtemps avant l'ouragan du succèes de La Première Gorgée de bière.  

"Je n'ai sans doute jamais été plus heureux que cette année-là."

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Pour tout ceux et celles qui aiment les idées tranquilles de Philippe Delerm, vous aimerez ce journal.  Une description de ses jours qui traversent une année.  Vraiment plaisant à lire.  Un peu de tout.  Ses activités, sa vie de famille, mais surtout les ressentis de son monde intérieur et un regard sur l'extérieur, notamment en rapport avec la nature. 

Voici la première page de son journal:

Mardi 6 septembre 1988

"Petite fête chez nous, en ce jour de rentrée scolaire.  Il y a quelque jours, François Didier a téléphoné: 

-Ça tient toujours, pour mardi?

Martine et moi nous nous sommes regardés, interdits.  C'est vrai que nous avions parlé de fêter la rentrée, mais les vacances avaient passé, et nous ne nous souvenions plus de rien. Nous nous sommes vite décidés, et retrouvés à quinze.

Une soirée toute douce, toute tranquille.  Longue table sur des tréteaux, dans le jardin.  Chacun avait apporté "quelque chose": gâteau marbré, vin, pizza, etc.  Plaisir simple de parler sans effort de la rentrée, des vacances, pendant que les enfants jouaient dans le pré.  Vincent les a entraînés dans une danse un peu folle, et, pour une fois, les adultes n'ont pas suivi.  La nuit est tombée vite.  Les enfants ont préparé le feu d'artifice, disposé les chaises de jardin sous le pommier.  Comme à chaque fois, grand temps de latence entre les fusées, avec des petites phrases banales qui montent dans le soir: 

- Très bien celle-là!

- Les feux de Bengale, c'est ce qu'il y a de mieux, avec les fusées à dix boules.

Tous sont partis tôt, onze heures à peine.  Après leur avoir dit au revoir à la grille, cette image, en nous retournant:  La maison, toute pièces allumées, ouverte encore de leur passage, et déjà silencieuse. 

Bonheur de ces années, de ces amis, de ces moments où personne n'essaie d'épater l'autre; plaisir de ces soirées où l'on parle juste comme ça, mais où l'on pourrait presque se taire ensemble.  Plaisir aussi d'être avec les enfants, et de leur créer des images.  En marchant lentement vers la maison, mélancolie de tout cela, si vrai, si discrètement tendre, et que la mort d'un seul de nous peut balayer.  La fête s'appelait fête des Mûres.  Dans le jardin, le mûrier a donné de grosses baies juteuses, plus sucrées que celles des bois.  Avant le feu d'artifice, nous en avons bu une liqueur délicieuse.  Envie de commencer ce journal.

triple coeur

Juste cette page donne envie de se retrouver à la veille de la rentrée.  Faire la fête des Mûres, le même jour que la rentrés scolaire.

J'aime l'idée! :) et vous?

Somme toute, une belle lecture de vacances!

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