Le vent dans les saules - Au temps de Noël -
Cette fois-ci, l'album est illustré par
Michael Hague
Editions Pêche-Pomme-Poire.
En fait c'est le chapitre V - La douceur du foyer - qui est reproduit dans cet album pour la fête de Noël.
Résumé: Rat et Taupe reviennent à travers champs d'une longue journée passée dehors avec Loutre. Il commencent à faire nuit et il leur restent un bon bout de chemin à parcourir.
Taupe est inquiet car ils doivent traverser un village d'humains. - "Oh, ne t'en fais pas dit Rat, en cette saison ils sont tous bien à l'abri chez eux. Si tu veux, nous pourrons même les observer à travers leur fenêtres, pour voir ce qu'ils font."
Mais si éloignés eux-même de leurs propres foyers, ils se sentaient le coeur serré. Ils avaient froid au pieds et mal aux jambes et ils leur restait encore un long chemin à parcourir pour rentrer chez eux....
À la sortie du village, ils reconnurent avec soulagement dans l'obscurité l'odeur familière des champs. Beaucoup plus loin Taupe fût saisie par un appel subit qui l'atteignit comme une décharge électrique. Elle s'arrêta net, dressant le museau dans tous les sens afin de flairer à nouveau ce fil ténu, ce message télégraphique qui l'avait si fortement ébranlée.
Sa maison! Voilà ce qu'évoquaient ces appels caressants, ces doux effleurements murmurés par la brise. Depuis qu'elle en était partie un beau matin, voilà qu'il n'y avait pratiquement jamais repensé tant elle était absorbée par sa nouvelle vie, ses plaisirs, ses surprises et ses expériences si passionnantes.
Ils regagnèrent la demeure de Taupe, préparèrent une soirée tranquille avec un bon feu. Les petites souris viendront sonner à la porte pour chanter des chants de Noël.
C'est une histoire "doudou" . Kenneth Grahame, parle beaucoup de maison et de foyer dans ses histoires, car selon Jackie Wullschläger, très jeune K.G. a perdu sa mère lorsqu'elle accoucha de son quatrième enfant. Lui étant le troisième. Son père les confiat à sa grand-mère maternelle et partit vivre en France.
Extrait de Enfances rêvées de Jackie W.
Grand-mère Ingles, habite dans le Berkshire un ravissant pavillon de chasse, situé en lisière de la forêt de Windsor mais qui dans les années 1860 est entouré de jardins et de vergers. Le jeune Kenneth n'a guère d'affinités avec cette femme stricte et sévère, mais il tombe sous le charme de sa maison, de la Tamise qui traverse lentement Cookham, Pangbourne et la campagne légèrement vallonnée alentour. Sans amis susceptibles de le comprendre, il passe ses journées à errer et à rêver, solitaire, le long du fleuve; plus tard, envoyé à Oxford (école), c'est auprès du fleuve encore qu'il trouve le réconfort et la force d'affronter un monde hostile.
Ils se plaisait à dire à sa femme: "Tu aimes les gens. Ils t'intéressent. Moi, je préfère les lieux".