Au fil des notes...
Publié chez Plon
186 pages
2009
BIOGRAPHIE
RÉSUMÉ: Elle joue en concert depuis l'âge de douze ans. Elle est aussi la femme d'un des plus grands patrons français. De tokyo à Moscou, en passant par Montréal - sa ville natale -, Hélène Mercier Arnault nous entraîne au coeur de sa vie, au fil des notes.
Elle nous raconte les récitals dans le monde entier, les rencontres avec les plus grands. Du travail des oeuvres aux représentations, c'est tout l'univers des musiciens qui se dévoile, avec ses peurs et ses joies, ses contraintes et ses rêves.
Elle nous fait aussi découvrir sa famille, plutôt fantasque. Sa rencontre avec celui qui deviendra son mari. Et une blessure toujours vive, la mort tragique de sa soeur Madeleine.
Dans son journal, écrit avec une grande liberté de ton, Hélène Mercier Arnault livre d'elle-même un portrait inattendu. Et elle nous transmet cette passion qui la définit: la musique...
MON AVIS: Un livre que j'ai beaucoup aimé, car l'auteur nous invite dans son univers musical. Écrit simplement, elle nous ouvre une porte dans les coulisses des concerts, les répétitions, ses apprentissages etc.. Un long cheminement, mais qui semble fait dans la joie.
Le livre commence sur une note dédié à sa soeur Madeleine.
Le violon de Madeleine
Au fil des notes, il y a Madeleine. Madeleine dont le violon a fait entrer la musique dans ma vie. Madeleine pour l'amour de laquelle je suis devenue musicienne. Madeleine, ma soeur...
Chaque matin de mon enfance, c'était le même émeirveillement. Le silence de la nuit. Puis soudain comme l'annonce de l'aube, le chant solitaire d'un violon envahissait la maison... Madeleine, en faisant ses gammes dans la chambre voisine, transformait mes réveils en instants magiques. Elle me donnait ce qui allait guider toute ma vie, l'amour de la musique. Par sortilège, sous son arcet, le violon devenait une voix qui me parlait d'un monde inconnu et me dévoilait une autre Mado. J'étais fascinée. Je l'admirais éperdument. J'éprouvais pour ma grande soeur l'amour absolu, inconditionnel qu'un enfant ressent parfois pour un autre. Je rêvais de lui ressembler, de faire comme elle, d'être comme elle.
...Mado jouant du violon, j'ai demandé à mes parents un piano. Je l'ai tellement désiré et attendu que je me souviens encore de mon explosion de joie quand il est arrivé à la maison. Grâce à lui, un jour j'allais pouvoir "faire de la sonate" avec Mado, partager sa passion et pénétrer l'univers si mystérieux de la musique.
Elle avait douze ans à l'époque, j'en avais six. Et ma vraie vie commençait. ....
Une biographie qui se lit vraiment bien!
Une entrevue pour en savoir un peu plus sur cette pianiste de concert: http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/entrevues/200907/11/01-883349-helene-mercier-arnault-simplicite-volontaire.php
