L'Étang de la mariée
Éditions du Mot-Passant
2006
Quatrième de couverture:
L'Étang de la Mariée, emmène le lecteur dans un village de l'Isère, Meyrieu-les-étangs, dominé par le Mont Jovis qui a donné son nom à l'étang de Montjoux.
Un jour d'été, deux soeurs jumelles, Ludine et Mareska, montent dans une barque pour se promener sur l'étang de la mariée. Un étang maudit. Elles ont sept ans quand le drame se produit. La barque chavire, l'une se noie. Accident, malveillance, ou conséquence d'une effroyable jalousie?
Mais qui de Ludine ou de Mareska sera réellement sauvé et laquelle des deux va s'emparer de l'âme de l'autre pour dicter sa loi?
Vingt après, une présence invisible est toujours auprès de la jeune fille survivante. Qui est-elle et quelle âme est réincarnée dans le félin aux yeux jaune. si proche de la jeune femme?
Mon avis: Un roman d'enquête, mais je dirais 'En quête d'identité'. Un roman psychologique d'abord et avant tout. Beaucoup de mystère ou de mystique? Un roman captivant et pas ordinaire du tout comme histoire! ... J'ai passé un bon moment de lecture vivement à cause des balades dans les paysages de la région. J'en ai tiré de beaux extrait:
Mais d'abord, je vous livre la première phrase...(J'aime la première phrase d'un livre, même que parfois, c'est elle qui influence mon choix)...
1
"La maison aux volets entrouverts semblait s'éveiller d'un trop long endormissement."
p. 57 - L'étang l'appelait...
"Mareska céda à ses prières et se dirigea lentement vers le petit-bois. Les primevères et les violettes à l'odeur sucrée et démodée formaient à présent des tapis de couleur qui se juxtaposaient les unes aux autres. Les feuilles de muguet, enroulées comme des petites lances, mûrissaient en secret dans leur coque verte les clochettes parfumées qui feraient le bonheur des promeneurs. Mai n'était pas loin. Parmi les feuilles dentelées des fraisiers des bois, des petites étoiles blanches auguraient des fruits au goût subtil et prononcé qui embaumeraient bientôt les tartes d'Armelle."
L'étang l'appelait.
"Elle ne put rester sourde à l'écho des rires d'enfants qu'il lui renvoyait. Mais arrivée au bord de l'étang, elle s'étonna qu'il n'y eût pas d'enfants. Avait-elle rêvé ces rires? Les avait-elle ressucités comme en ce jour de Pâques où elles étaient venues chercher les oeufs en chocolat que les mythiques cloches avaient fait tomber ça et là. "
p. 181
"Désoeuvrée, elle décida de faire une flambée dans la cheminée. Dans l'appentis elle fit fuir deux souris en triant quelques bûches et réunit une brassée de brindilles sèches entassées en petits fagots dans un coin. Une petite pluie fine commença à noyer le paysage, elle frisonna. Des crépitements jaillirent de l'âtre et des étincelles, s'échappant du bois sec, illuminèrent le foyer. Mareska tendit les mains vers les flammes qui ne dégageaient encore aucune chaleur. Un courant d'air froid lui glaça le dos mais elle renonça à fermer la fenêtre, donnant au chat une ultime chance de venir se réfugier dans la maison."
Je ne vous en dis pas beaucoup à propos de l'intrigue, j'aurais peur de dévoiler des choses, mais il faut savoir qui de Ludine ou Mareska est au fond de L'Étang de la mariée. :)
Je peux juste vous dire que ce n'est pas évident à trouver! :)
Bonne lecture!
