Quand la maison murmure...
Depuis que j'ai découvert le merveilleux site The murmuring cottage par le billet de L'Or rouge ou des chambre c'est selon!, qui elle l'a découvert chez FondantOchocolat, de temps en temps, je m'y rends pour admirer ces magnifiques photos du quotidien. Pas un mot, juste des images.
Des images qui me font revisiter la nature et tout plein de choses qui sont là. Des choses que je ne vois pas toujours. Soit prises pour acquises ou que je remarque à peine! C'est comme une méditation que de regarder ces photos extraordinaires, qui célèbrent l'ordinaire.
Voici ma "poussette" de tomate 'coeur de boeuf' + 2 autres qui s'en viennent. J'en ai 3 en tout! Merci Nicole! :) Grâce à toi, je mangerai mes grosses tomates à la fin de l'été!
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Ce matin, après avoir quitter ce merveilleux site, je suis allée cueillir mon premier bouquet de muguets! Tout petit, mais imposant par son élégance et son parfum.
Regarder le "murmuring Cottage", me donne envie de simplement piquer sur le mur du salon, une image de botanique, il me donne envie de broder des petites fleurs, de marcher sous la pluie ou de l'écouter tomber, il me donne envie de sortir ma boîte d'aquarelle, d'opter pour un vélo de ville qui ne 'performe pas'.
Il me recentre, je reconnais plein de détails, comme on reconnaît un vieux cousin qu'on n'a pas vu depuis longtemps! Il m'inspire, il me parle de cuisine, de promenades, de sentiers, de forêts, de jardinage, de semis.. Il est tendre.
Il me donne envie de reclasser mes livres. Il me chuchote de séparer les livres de contes de fées, de mes romans ou de "dé-ranger" les livres de recettes en les emplilants les uns sur les autres... ou bien au contraire, de rassembler les livres par couleurs. En faire des piles monochromes! C'est joli et ça peut donner des mélanges de genres surprenants!
Une chose est sûre. "The murmuring Cottage" apporte sérénité et art de vivre!
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Ce qui m'amène à rajouter un autre passage de Philippe Delerm qui, une fois de plus, nous entraîne dans la cuisine de son enfance...
"Plonger dans un pot de confiture"
D'habitude, on ne fait pas vraiment attention aux objets posés sur la table; le petit déjeuner est trop rapide, trop bousculé - en mangeant sa tartine, on révise dans sa tête la leçon d'histoire.
Mais un dimanche, on se lève le dernier et dans la cuisine on est seul, bien tranquille. Maman a même coupé la radio avant d'aller prendre son bain. Alors on prend d'une main le pot de gelée de groseilles et on le fait glisser vers soi. Tout d'un coup on oublie les miettes, l'auréole de café à la place du bol de Papa, on oublie le contact un peu collant de la toile cirée quand tout le monde a déjà pris son petit déjeuner. On a l'impression que le pot de confiture n'est plus quelque chose d'utile, de raisonnable, on ne voit plus le rapport qu'il a avec le beurre ou le grille-pain. C'est comme si le temps s'arrêtait, comme si le monde entier s'engloutissait dans le pot de confiture.
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Difficile d'avouer à Maman que pourtant sa gelée de groseilles est légèrement acide, et puis surtout qu'on ne tient pas tellement à ce qui est naturel. Difficile de dire qu'on préfère même l'étiquette "Confiture Bonne Maman" avec des lettres rondes imprimées qui imitent une vraie écriture, à l'étiquette "Groseille. Jardin 97", à l'encre violette. L'étiquette imprimée est plus nette, plus froide, mais justement, ça va bien avec le chaud et le doux de l'abricot. Les adultes sont un peu énervants avec leur façon de préférer toujours ce qui est vrai, fait maison, naturel. Ils disent que c'est mieux. Ils le disent tellement que ça devient du mieux seulement pour les grands. <...> Extrait de: C'est bien
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