Une année de poésie
Rester au logis quand il vente
J'écris près de la lampe. Il fait bon. Rien ne bouge.
Toute petite, en noir, dans le grand fauteuil rouge,
Tranquille auprès du feu, ma vieille mère est là,
Elle songe sans doute au mal qui m'exila
Loin d'elle, l'autre hiver, mais sans trop d'épouvante,
Car je suis sage et reste au logis, quand il vente.
Et puis, se souvenant qu'en octobre la nuit
Peut fraîchir, vivement et sans faire de bruit,
Elle met une bûche au foyer plein de flammes.
Ma mère, sois béni entre toutes les femmes!
François Coppé
Promenades et intérieurs
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Une année de poésie
365 jours de bonheur
Un poème pour transcender chaque matin l'ordinaire des jours.
Ce sont les plus grands poètes de la langue française qu'Albine Novarino-Pothier a convoqué ici.
Ils vous feront découvrir chaque jour la beauté du monde.
Un ouvrage à feuilleter jour après jour sans modération.
Décembre 2011
Chez Omnibus
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