Le beau monde
Québec-Loisirs ou chez PLON
Littérature anglaise
2012
325 pages
Quatrième de couverture: Employé très discrète d'un prestigieux journal, Frances Thorpe voit un soir sa terne existence basculer. Elle croise une voiture accidentée sur une route de campagne et recueille les derniers mots de la conductrices.
Le mari de cette dernière n'est autre que Laurence Kyte, un célèbre et brillant écrivain. Désireux de rencontrer celle qui a partagé les instants ultimes de son épouse, il introduit Frances chez lui, auprès de ses deux enfants.
La jeune femme découvre ce monde de fastes et de privilèges, et quitte soudain l'ombre pour la lumière. Une place qu'elle veut conserver...à tout prix.
Mon avis: Un roman assez captivant. Tout est dans l'observation de Frances Thorpe qui décide presque d'endosser le rôle d'Alys, la femme de l'écrivain. Comme si elle voulait prendre sa place. D'abord, elle s'introduit dans cette famille, lorsqu'il l'invite à venir les rencontrer pour lui demander quelles ont été les dernières paroles d'Alys. Frances saute sur l'occasion pour mentir. Elle va leur dire que les derniers mots qu'elle a dit sont: «Distes leurs que je les aimes tous beaucoup».
«Je suis assise sur le siège avant d'une voiture de police et je fais une déposition à une personne répondant au nom d'«agent Wren». Le parebrise est balayé par la pluie et le tambourinement incessant de celle-ci sur le toit du véhicule oblige mon interlocuteur à me faire répéter tout ce que je dis. Pendant tout ce temps, je m'interroge sur ce qui se passe là-dehors, avec les projecteurs, les lourds engins de coupe et les dépanneuses. Je ne vois pas grand-chose à travers la vitre embuée. Après en avoir frotté un coin avec ma manche, j'aperçois un type du SAMU. Il se tient dans l'embrasure de la portière de l'ambulance et consulte sa montre avant de se verser quelque chose depuis une Thermos. Je devine que l'un de ses collègues doit se tenir non loin de là, dans le bois. Peut-être qu'ils ont tiré au sort et que la chance a été de son côté. Pas la peine que nous attrapions tous une pneumonie.
L'agent Wren referme son calepin. «C'est tout pour le moment. Merci pour votre aide. Quelqu'un va vous contacter d'ici un jour ou deux pour éclaircir les derniers détails.
*
Plus tard, elle tissera des liens d'amitié avec Polly, une jeune étudiante en théâtre et Teddy aussi; les enfants de Laurence. Frances ne laisse pas tomber de vue son objectif. Mais c'est tellement bien décrit, petit à petit, que si je n'avais pas lu la quatrième de couverture, j'aurais cru à un attachement de part et d'autre pour finir par une histoire d'amour.. On s'apperçoit de ses intentions, lorsqu'elle se parle à elle-même et le texte devient en italique. Ou encore quand elle porte des vêtement d'Alys, sent son parfum..farfouille dans ses affaires lorsqu'elle se retrouve seule dans la maison de l'écrivain. Une belle suggestion de roman psychologique, qui se passe dans le monde de l'édition et des gens aisés.
Mon seul bémol: Il n'y a aucun chapitre. On commence à la première ligne et on arrête à la fin. C'est un détail, mais j'aime lorsqu'il y a des pause dans les romans.
Je donne un 8/10
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