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Valérie Fritsch

Traduit de l'allemenand (Autriche) par Tatjana Marwinski

Phébus

2015 V.O.

2017 édition française

130 pages

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Quatrième de couverture

Anton Winter a grandi en pleine nature, dans un jardin luxuriant et des bois touffus, un cocon de verdure gouverné par sa grand-mère, à distance du monde.  Adulte, il s'occupe de ses oiseaux au dernier étage du plus grand immeuble de la ville, tandis qu'en contrebas, l'humanité vit ses dernières heures avant une apocalypse programmée.

Hanté par le souvenir du jardin merveilleux de son enfance, il refuse de se résoudre au pire et tente d'imaginer avec Fredericke, qu'il vient de rencontrer, le jour d'après.

*

Née en 1989 à Graz, reconnue comme l'un des talents les plus prometteurs de la littérature autrichienne, Valérie Fritsch est écrivain et photographe.

 

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Mon avis

Pour vous dire la vraie vérité, je n'ai lu que le premier chapitre. J'aimerais quand même que vous poursuiviez la lecture de mon billet. 

J'ai tellement savouré la description de ce jardin où Anton y a passé une enfance heureuse.   Je ne saurais comprendre la version originale, mais ce qu'en a fait la traductrice est divin à lire.  Ceux qui aiment les romans d'atmosphère seront contentés je crois.  Encore plus, si vous aimez le genre fantastique.

Ayant été séduite par le titre, le seul bémol pour moi (et je le savais d'avance) était la suite: roman qui parle d'apocalypse et de lendemain ou de veille de fin du monde, n'est pas du tout, personnellement un genre littéraire qui me plaît.  Toutefois, j'ai quand même emprunté ce livre bien en vue dans le rayon des nouveautés.  Le titre et la douceur de la couverture étaient mes seules références.  Au fond, je n'avais rien à perdre de le commencer. 

Donc, j'ai tenu quand même à faire ce billet, même s'il ne s'agit que du premier chapitre qui fut un énorme coup de

triple coeur

Vous pouvez lire un commentaire complet chez Babelio.

Voici donc, quelques extraits glanés ici et là, mais d'abord juste la première phrase m'a enchantée. 

Un roman qui aurait pu commencer par 'Il était une fois...'.  Facile aussi d'imaginer une voix sous-entendue qui me lit le quotidien de cette famille élargie vécu en plein coeur de ce merveilleux jardin.  Merveilleux parce que cet espace est une affaire personnelle entre la grand-mère d'Anton et la nature.  

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La communauté du jardin

"C'est dans un immense jardin qu'Anton Winter, fils de luthier, grandit, à une époque où la naissance déterminait encore la destinée.   La communauté du jardin avait été fondée jadis par des fils d'entrepreneurs et des naturophathes, des ascètes aux lèvres minces et quelques érudits, des paysans et des femmes de haute stature portant des chapeaux de pailles, alors que l'État se délitait, que la ville était un lieu de désolation et les hommes si désemparés qu'ils ressentaient le besoin de revenir à la nature pour s'y régénérer.

Les dames étaient assises entre des plants de rhubarbe et de fraisiers tandis que les messieurs de penchaient par les fenêtres de la maison pour cueillir les fruits des arbres.  Les enfants couraient nus sur cette terre qui appartenait à tous et, le soir venu, on dînait les pieds dans l'herbe.

À la page 11 ... "Pour Anton Winter, l'enfance était remplie d'herbes hautes, de roses thé et de pommes vertes dans les arbres que l'on regardait avec tant de désir durant tout l'été qu'elle finissaient par rougir timidement."

À la page 23 - 24 ... "Après la pluie, la maison s'éveillait à une nouvelle vie et les habitants partaient dans toutes les directions, qui dans sa chambre, qui dans le jardin, qui dans la forêt pour y consacrer l'ampleur des dégâts.  Les arrosoirs de fonte étaient pleins à ras bord et la terre fumait comme du thé brulant. Des corneilles erraient au milieu des blés mouillés et s'envolaient quand un train passait au loin avec fracas ou que le vent se levait à nouveau.

À la page 25 ... "Pour l'enfant c'était de la sorcellerie.  Au début, les arbres se tenaient comme des hommes au garde-à-vous dans la forêt, puis une fois qu'on les avait abattus par une nuit sans lune, le luthier leur donnait d'autres corps, il en faisait des violons, leur donnait des tailles de femmes, comme s'il faisait des marionnettes en bois.  Il commençait par les abattre, puis il leur donnait une nouvelle vie et un souffle fugace.  Il avait trouvé dans la musique un amour qu'il n'oubliait pas, parce qu'il se dérobait toujours et jamais ne restait.  Anton ne sut jamais vraiment si c'était là son seul amour ou bien s'il aimait aussi à sa façon les gens et les animaux, sa femme et ses enfants, et jamais il ne put en avoir la certitude."

À la page 27 ... "Dans les années précédant leur mort, les grands-parents, la peau tannée par l'âge passaient leur temps sur le banc en bois du jardin, pareils à des lézards.  Leurs maigres jambes dépassant de leurs bottes en caoutchouc ressemblaient aux herbes et aux branches séchées qui sortaient des vases sur la véranda.  Ils se fondaient peu à peu avec le paysage qu'ils contemplaient."

Voilà! J'aurais pu en écrire plein d'autres passages encore.   C'est vrai que Valérie Fritsch a vraiment un grand talent d'évrivaine.

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 À propos de jardin

 

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 Ce matin même, j'ai pu passer un bon moment dans ma balançoire à lire avec une petite laine sur le dos.  Si j'aime beaucoup les matins de juin, je me sens très bien dans ceux de la mi-août. 

Les grillons sont arrivés, les nuits sont plus fraîches, donc les matins aussi.  Mes plants de gloires du matin sont généreux.  J'ai eu envie de photographier une fleur.  Ces fleurs d'un jour.  Elles naissent le matin et s'éteingnent dans la fin de l'après-midi.  Courte vie pour le plaisir des yeux, mais aussi pour les colibris. 

 *

Une lecture du matin de Sigrid Olsen-Beëger

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 triple coeur

"Cocoonez votre vie avec le bonheur à la danoise

Marabout, mai 2017 - 127 pages.

Un autre livre sur le Hygge.  Je l'adore puisqu'il est différent du premier dont je vous avais parlé l'hiver dernier ICI

Celui-ci est comme un prolongement.  Le premier était presque un voyage au Danemark avec des statistiques, le mode de vie en général.  "Comment je me suis mise au Hygge" explique de façon plus personnelle cette manière de penser sa réalité ou de vivre son quotidien.  Personnellement, je suis totalement en accord avec cette façon de vivre.  Je me sens bien quand je lis ce livre.  Lecture idéale pour les petits matins du mois d'août.

Photographies généreuses dignes d'un magazine où d'une épingle Pinterest. Comme exemple j'ai choisi une page sur le chat et la bicyclette.

 

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"Les chats? L'âme invisible de la maison." Jean Cocteau

 

 

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"C'est le contraire du vélo, la bicyclette.

Une silhouette profilée mauve fluo dévale à 70km-heure: c'est du vélo.

Deux lycéenne côte à côte traversent un pont à Bruges: c'est de la bicyclette"

Philippe Delerm, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.

Donc, je fais de la bicyclette! :)

Je reviendrai vous écrire d'autres passages à l'occasion.  C'est vraiment un livre doudou.

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Que devient notre grosse Brioche?

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Et bien voilà! Elle aussi profite des beaux matins d'été. Ce matin, j'ai pu enfin la prendre en photo pendant qu'elle était stable dans le pommier.  Je crois que c'est la première pour elle qu'elle ose grimper là.  Elle avait le goût de s'aventurer un peu plus haut!  Elle semble voir quelque chose d'intéressant. Elle a eu 1 an en mai et se porte assez bien, cette Madame 'M'as-tu-vu'?

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Hier, nous sommes allés au pays des maraîchers.  Notre cher marché Jean-Talon.  Une belle tradition. Deux à trois fois pas année.  Nous allons nous y promener.  C'est tellement vivant et coloré.  Cette fois, j'ai acheté un bouquet de Lisianthus.  J'avais oublié comme ces fleurs sont belles.

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 Lecture du moment

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Un roman captivant qui parle de bipolarité et de liens familiaux, dont je reviendrai vous parler très bientôt. 

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